Ondes et signaux
Au bac, l'exercice « Ondes et signaux » mélange souvent un document, une relation fournie et une ou deux démonstrations à rédiger. Une ambulance qui passe, un laser qui traverse une fente, un condensateur qui se charge : les situations changent, mais les outils sont toujours les mêmes. Cette page les rassemble. Pour chacun, tu sauras ce qu'il faut connaître, ce qu'il faut savoir établir, et ce qui est généralement fourni dans le sujet.
Niveau d'intensité sonore et atténuation
Dans une salle de concert ou en plein air, plus tu t'éloignes de l'enceinte, moins le son est fort. De combien baisse-t-il quand tu doubles la distance ?
L'intensité sonore $I$ est la puissance sonore reçue par unité de surface perpendiculaire à la propagation. Elle s'exprime en $\text{W·m}^{-2}$. L'oreille perçoit des intensités qui s'étalent sur de nombreuses puissances de 10, d'où l'échelle logarithmique du niveau d'intensité sonore :
Pourquoi un logarithme ? Multiplier $I$ par 10 ajoute seulement 10 dB à $L$. Une grande plage d'intensités devient une échelle de nombres maniables.
Atténuation géométrique. Une source ponctuelle qui émet de façon uniforme dans toutes les directions, sans absorption, répartit sa puissance $P$ sur des sphères de plus en plus grandes. À la distance $d$, la surface est $4\pi d^2$, donc :
$$I(d) = \frac{P}{4\pi d^2} \qquad \text{donc} \qquad \frac{I(d_2)}{I(d_1)} = \left(\frac{d_1}{d_2}\right)^2$$Doubler la distance divise donc $I$ par 4, ce qui fait perdre 6 dB : $10\log 4 \approx 6{,}0$.
Avec un milieu absorbant, il s'ajoute une atténuation par absorption, exprimée elle aussi en dB : elle s'ajoute à l'atténuation géométrique.
Une enceinte, assimilée à une source sonore ponctuelle qui émet uniformément dans toutes les directions, est placée en plein air. À la distance $d_1 = 2{,}0~\text{m}$ de…
Une enceinte, assimilée à une source sonore ponctuelle qui émet uniformément dans toutes les directions, est placée en plein air. À la distance $d_1 = 2{,}0~\text{m}$ de l'enceinte, un sonomètre indique un niveau d'intensité sonore $L_1 = 72~\text{dB}$.
Données : intensité sonore de référence $I_0 = 1{,}0\times10^{-12}~\text{W·m}^{-2}$ ; niveau d'intensité sonore $L = 10\log\left(\dfrac{I}{I_0}\right)$.
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Calculer l'intensité sonore $I_1$ à la distance $d_1$.
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Rappeler la loi d'atténuation géométrique de l'intensité sonore avec la distance, en la justifiant par la conservation de la puissance émise.
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Calculer l'intensité sonore $I_2$, puis le niveau d'intensité sonore $L_2$, à la distance $d_2 = 8{,}0~\text{m}$. L'absorption par l'air est négligée.
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Calculer de combien de décibels le niveau sonore diminue lorsque la distance est multipliée par 4.
Diffraction d'une onde par une fente
Un faisceau laser fin éclaire une fente. Plus la fente est étroite, plus la tache lumineuse sur l'écran s'étale. C'est contraire à ce que prévoirait une propagation en ligne droite : c'est la diffraction.
Pour une fente rectangulaire fine de largeur $a$ éclairée par une lumière de longueur d'onde $\lambda$, on observe sur l'écran :
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une figure étalée dans la direction perpendiculaire à la fente (fente verticale, figure horizontale) ;
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une tache centrale deux fois plus large que les taches latérales, et bien plus lumineuse.
Cette relation dit que $\theta$ est grand si $a$ est petit : plus on « serre » l'onde, plus elle se disperse. Elle n'est valable que si $\theta$ est petit, ce qui permet d'écrire $\tan\theta \approx \theta$.
Au laboratoire d'un lycée de Grenoble, un faisceau laser de longueur d'onde dans le vide $\lambda = 633~\text{nm}$ éclaire une fente fine verticale de largeur…
Au laboratoire d'un lycée de Grenoble, un faisceau laser de longueur d'onde dans le vide $\lambda = 633~\text{nm}$ éclaire une fente fine verticale de largeur $a = 0{,}10~\text{mm}$. On observe la figure de diffraction sur un écran placé à la distance $D = 2{,}50~\text{m}$ de la fente. On note $\theta$ l'écart angulaire entre le centre de la tache centrale et sa première extinction, supposé petit.
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Décrire la figure observée sur l'écran. Préciser l'orientation de la tache centrale par rapport à la fente.
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Rappeler l'expression de $\theta$ en fonction de $\lambda$ et $a$, puis calculer sa valeur en radian.
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Montrer que la largeur $\ell$ de la tache centrale est donnée par $\ell = \dfrac{2\lambda D}{a}$, puis la calculer.
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Indiquer, en justifiant, comment évolue la largeur de la tache centrale si l'on remplace la fente par une fente de largeur $a' = 0{,}20~\text{mm}$.
Interférences et trous d'Young
Deux haut-parleurs reliés au même générateur émettent le même son. En te déplaçant dans la salle, tu entends alternativement un son fort et un son quasi nul. Les deux ondes se superposent et leurs effets s'ajoutent point par point : ce sont des interférences.
Soient deux sources $S_1$ et $S_2$ en phase, de même fréquence et de même amplitude. En un point $M$, la différence de chemin est $\delta = |S_2M - S_1M|$.
Pourquoi ? Si $\delta = k\lambda$, l'onde de $S_2$ arrive avec un retard de $k$ périodes exactement : les deux signaux sont en phase et leurs amplitudes s'additionnent. Si $\delta = (k+\tfrac12)\lambda$, le retard est d'une demi-période : les signaux sont en opposition de phase et se compensent.
L'interactif ci-dessous permet de visualiser une onde sinusoïdale et de faire varier sa longueur d'onde.
Trous (ou fentes) d'Young
Un faisceau laser éclaire deux trous fins $S_1$ et $S_2$ distants de $b$. Sur un écran à la distance $D$ ($D \gg b$) on observe des franges alternativement brillantes et sombres, régulièrement espacées.
Dans le cadre du programme, la différence de chemin optique pour un point $M$ d'abscisse $x$ est fournie sous forme linéarisée :
$$\delta = \frac{b\,x}{D}$$Les maxima vérifient $\delta = k\lambda$, donc $x_k = k\dfrac{\lambda D}{b}$. La distance entre deux franges brillantes consécutives est l'interfrange :
Dans une séance de travaux pratiques, on réalise un dispositif de trous d'Young. Une lumière laser monochromatique de longueur d'onde $\lambda = 650~\text{nm}$ éclaire…
Dans une séance de travaux pratiques, on réalise un dispositif de trous d'Young. Une lumière laser monochromatique de longueur d'onde $\lambda = 650~\text{nm}$ éclaire deux trous fins distants de $b$ (sources secondaires S₁ et S₂ en phase). L'écran est situé à la distance $D = 1{,}50~\text{m}$ du plan des trous. On observe des franges rectilignes. Sur l'écran, la distance entre le centre de la première frange brillante et le centre de la huitième frange brillante consécutive vaut $17{,}5~\text{mm}$.
Pour un point M de l'écran d'abscisse $x$ (origine sur l'axe de symétrie), la différence de chemin optique est $\delta = \dfrac{b\,x}{D}$ (approximation fournie).
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Rappeler les conditions sur $\delta$ pour que les interférences soient constructives, puis destructives.
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Établir l'expression de l'interfrange $i = \dfrac{\lambda D}{b}$.
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Déterminer la valeur de l'interfrange à partir de la mesure, puis calculer la distance $b$ entre les deux trous.
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Un point P de l'écran est situé à $x_P = 3{,}75~\text{mm}$ de l'axe de symétrie. Déterminer, par un calcul, si ce point est sur une frange brillante ou sur une frange sombre.
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On remplace le laser rouge par un laser vert de longueur d'onde $532~\text{nm}$, sans modifier le reste du montage. Calculer la nouvelle valeur de l'interfrange.
Deux haut-parleurs A et B, distants de $d = 3{,}0~\text{m}$, sont alimentés par le même générateur de signaux sinusoïdaux. Ils émettent, en phase, des ondes sonores de…
Deux haut-parleurs A et B, distants de $d = 3{,}0~\text{m}$, sont alimentés par le même générateur de signaux sinusoïdaux. Ils émettent, en phase, des ondes sonores de fréquence $f = 850~\text{Hz}$ et de même amplitude $A$. La célérité du son est $v = 340~\text{m·s}^{-1}$. Un microphone est déplacé le long du segment AB. On note $x$ la distance du microphone au haut-parleur A, avec $0 < x < d$. On néglige les différences d'atténuation entre les deux ondes.
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Calculer la longueur d'onde $\lambda$ des ondes sonores.
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Exprimer la différence de chemin $\delta = \left| d_A - d_B \right|$ en un point M du segment AB d'abscisse $x$, où $d_A$ et $d_B$ sont les distances de M à A et B. Établir la condition sur $\delta$ pour que les interférences soient destructives lorsque les sources sont en phase.
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Déterminer le nombre de positions du microphone sur le segment AB, sans compter les positions des haut-parleurs, pour lesquelles l'intensité sonore est minimale, et donner les valeurs de $x$ des deux positions les plus proches du centre du segment.
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Le déphasage entre les deux ondes au niveau du microphone est $\varphi = \dfrac{2\pi\delta}{\lambda}$, et l'amplitude de l'onde résultante est $A_{\text{tot}} = \sqrt{2A^2(1+\cos\varphi)}$. Compléter les trois lignes repérées par
# À COMPLÉTERdu programme qui calcule l'amplitude $A_{\text{tot}}$ le long du segment.
import numpy as np
import matplotlib.pyplot as plt
A = 1.0
lam = 0.40
d = 3.0
x = np.linspace(0.05, 2.95, 600)
delta = ... # À COMPLÉTER : différence de chemin
phi = ... # À COMPLÉTER : déphasage
A_tot = ... # À COMPLÉTER : amplitude résultante
plt.plot(x, A_tot)
plt.xlabel("x (m)")
plt.ylabel("Amplitude résultante")
plt.show()
- On inverse les fils du haut-parleur B, ce qui revient à ajouter un déphasage de $\pi$ entre les deux sources. Indiquer, sans calcul complet, ce qui est observé au milieu du segment AB, puis comparer à la situation initiale.
Effet Doppler
Quand une voiture de pompiers approche, la sirène te paraît plus aiguë ; elle devient plus grave dès qu'elle t'a dépassé. La sirène, elle, n'a pas changé : c'est l'effet Doppler.
Établir l'expression (émetteur mobile, observateur fixe)
C'est une démonstration classique du bac. Un émetteur de période $T_E$ se rapproche, à la vitesse $v_E$, d'un observateur fixe. La célérité de l'onde dans le milieu est $v$.
Retiens : $f_R = f_E\dfrac{v}{v \mp v_E}$, avec le signe $-$ au dénominateur quand l'émetteur se rapproche (alors $f_R > f_E$). Le décalage est d'autant plus grand que $v_E$ est proche de $v$.
L'effet Doppler s'applique aussi aux ondes électromagnétiques : radar routier, échographie Doppler (vitesse du sang), décalage vers le rouge de la lumière des galaxies qui s'éloignent. La démarche est identique, en remplaçant la célérité du son par celle de la lumière.
Une ambulance, dont la sirène émet un son de fréquence $f_E = 700~\text{Hz}$, se déplace en ligne droite à la vitesse constante $v_E = 25~\text{m·s}^{-1}$…
Une ambulance, dont la sirène émet un son de fréquence $f_E = 700~\text{Hz}$, se déplace en ligne droite à la vitesse constante $v_E = 25~\text{m·s}^{-1}$ ($90~\text{km·h}^{-1}$). Un piéton immobile se trouve sur le bord de la route, dans l'alignement de la trajectoire. La célérité du son dans l'air est $v = 340~\text{m·s}^{-1}$.
On rappelle que, pour un émetteur mobile et un observateur fixe, la fréquence perçue est $f_R = f_E\dfrac{v}{v \mp v_E}$, le signe $-$ correspondant à un émetteur qui se rapproche de l'observateur.
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Décrire qualitativement l'effet Doppler et indiquer ce que perçoit le piéton lorsque l'ambulance s'approche, puis lorsqu'elle s'éloigne.
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Calculer la fréquence $f_R$ perçue par le piéton lorsque l'ambulance s'approche.
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Calculer la fréquence perçue lorsque l'ambulance s'éloigne.
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Calculer le décalage Doppler $\Delta f = f_R - f_E$ dans chacun des deux cas.
Une voiture de course dont le moteur émet un son de fréquence propre $f_E$ passe à vitesse constante $v_E$ devant un microphone immobile, au bord de la piste, dans le…
Une voiture de course dont le moteur émet un son de fréquence propre $f_E$ passe à vitesse constante $v_E$ devant un microphone immobile, au bord de la piste, dans le prolongement de sa trajectoire rectiligne. La célérité du son dans l'air est $v = 340~\text{m·s}^{-1}$.
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Un émetteur mobile émet un signal de période $T_E$. Établir, en considérant les positions de l'émetteur à deux émissions consécutives, l'expression de la période perçue $T_R$ par un observateur fixe vers lequel l'émetteur se rapproche, puis celle de la fréquence $f_R = f_E\dfrac{v}{v - v_E}$. Donner sans démonstration l'expression correspondant à un émetteur qui s'éloigne.
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L'analyse spectrale de l'enregistrement fournit deux fréquences fondamentales : $f_1 = 1\,120~\text{Hz}$ lorsque la voiture approche, et $f_2 = 960~\text{Hz}$ lorsqu'elle s'éloigne. Établir l'expression de $f_1/f_2$ en fonction de $v$ et $v_E$, puis calculer la vitesse de la voiture, en $\text{m·s}^{-1}$ et en $\text{km·h}^{-1}$.
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Calculer la fréquence propre $f_E$ du moteur.
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Le même raisonnement s'applique aux ondes électromagnétiques. Pour une source qui s'éloigne à la vitesse $v_s \ll c$, on admet que le décalage de longueur d'onde vérifie $\dfrac{\Delta\lambda}{\lambda_0} = \dfrac{v_s}{c}$. Dans le spectre d'une étoile, la raie $H_\alpha$ de longueur d'onde au repos $\lambda_0 = 656{,}28~\text{nm}$ est observée à $\lambda = 656{,}52~\text{nm}$. Déterminer la vitesse de l'étoile le long de la ligne de visée, avec $c = 3{,}00\times10^{8}~\text{m·s}^{-1}$, et préciser si elle s'éloigne ou se rapproche. Justifier.
Lunette afocale
Pour observer la Lune ou Saturne, un club d'astronomie utilise une lunette. Comment deux lentilles convergentes permettent-elles de voir plus gros ?
Une lunette afocale est formée de deux lentilles minces convergentes : l'objectif (grande distance focale $f_1$) et l'oculaire (petite distance focale $f_2$). Le foyer image de l'objectif coïncide avec le foyer objet de l'oculaire. L'objet est à l'infini, et l'image finale est aussi à l'infini : l'œil observe sans accommoder.
L'astre est vu à l'œil nu sous un petit angle $\theta$ (son diamètre angulaire). À travers la lunette, il est vu sous un angle $\theta'$ plus grand. Le grossissement est $G = \dfrac{\theta'}{\theta}$.
Un club d'astronomie du Cantal observe le ciel avec une lunette afocale constituée de deux lentilles minces convergentes : un objectif de distance focale…
Un club d'astronomie du Cantal observe le ciel avec une lunette afocale constituée de deux lentilles minces convergentes : un objectif de distance focale $f_1 = 1\,000~\text{mm}$ et de diamètre $D_o = 100~\text{mm}$, et un oculaire de distance focale $f_2 = 25~\text{mm}$. Le foyer image de l'objectif coïncide avec le foyer objet de l'oculaire.
Données : pouvoir séparateur de l'œil, $\theta_{\text{œil}} = 3{,}0\times10^{-4}~\text{rad}$ ; longueur d'onde moyenne de la lumière visible, $\lambda = 550~\text{nm}$ ; diamètre angulaire de la Lune, $\theta_L = 9{,}0\times10^{-3}~\text{rad}$.
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Réaliser un schéma de la lunette (sans souci d'échelle) et tracer la marche d'un faisceau lumineux issu d'un point d'un objet très éloigné, faisant un angle $\theta$ avec l'axe optique. Justifier que l'image finale est rejetée à l'infini.
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Établir, dans l'approximation des petits angles, l'expression du grossissement $G = \dfrac{\theta'}{\theta} = \dfrac{f_1}{f_2}$, puis calculer sa valeur.
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Calculer le diamètre angulaire $\theta'$ sous lequel la Lune est observée à travers la lunette, et la longueur de la lunette.
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On souhaite séparer deux étoiles d'une étoile double dont l'écart angulaire est $\theta_E = 1{,}0\times10^{-5}~\text{rad}$. En assimilant l'objectif à une ouverture de largeur $D_o$, la diffraction limite l'écart angulaire minimal résolu à $\theta_d = \lambda/D_o$. Déterminer si la lunette permet effectivement d'observer séparément les deux étoiles. Justifier en comparant des écarts angulaires.
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On remplace l'oculaire par un oculaire de focale $f_2' = 10~\text{mm}$. Expliquer si cela améliore la séparation des deux étoiles par rapport à la question précédente.
Photon et effet photoélectrique
Quand tu éclaires une plaque métallique avec de la lumière, tu peux en arracher des électrons. Mais avec une lumière rouge, même très intense, il ne se passe rien, alors qu'une faible lumière bleue suffit. Le modèle ondulatoire ne l'explique pas : il faut le modèle particulaire.
Effet photoélectrique. Pour extraire un électron d'un métal, il faut lui fournir une énergie minimale $W$, le travail d'extraction (propre au métal). Un photon cède toute son énergie à un électron. Un bilan d'énergie donne :
$$E_c = h\nu - W$$où $E_c$ est l'énergie cinétique de l'électron extrait. Une extraction n'a lieu que si $h\nu \geq W$ : il existe une fréquence seuil $\nu_0 = \dfrac{W}{h}$ (soit une longueur d'onde seuil $\lambda_0 = \dfrac{hc}{W}$). En dessous, aucune intensité ne suffit : chaque photon est trop peu énergétique, et un électron n'absorbe qu'un seul photon. L'intensité lumineuse change le nombre d'électrons extraits, pas leur énergie.
La cellule photoélectrique exploite cet effet : l'éclairement libère des électrons qui, collectés, créent un courant. Les cellules photovoltaïques, les DEL (émission de photons) et les spectroscopies reposent sur des échanges d'énergie par photons. Le rendement d'une cellule photovoltaïque est $\eta = \dfrac{P_{\text{électrique}}}{P_{\text{lumineuse reçue}}}$.
Une cellule photoélectrique contient une cathode recouverte de sodium, dont le travail d'extraction vaut $W = 2{,}28~\text{eV}$. On l'éclaire avec une lumière…
Une cellule photoélectrique contient une cathode recouverte de sodium, dont le travail d'extraction vaut $W = 2{,}28~\text{eV}$. On l'éclaire avec une lumière monochromatique de longueur d'onde $\lambda = 450~\text{nm}$.
Données :
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constante de Planck : $h = 6{,}63\times10^{-34}~\text{J·s}$ ;
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célérité de la lumière dans le vide : $c = 3{,}00\times10^{8}~\text{m·s}^{-1}$ ;
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$1~\text{eV} = 1{,}60\times10^{-19}~\text{J}$ ;
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masse de l'électron : $m_e = 9{,}11\times10^{-31}~\text{kg}$.
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Décrire le modèle particulaire de la lumière et donner l'expression de l'énergie d'un photon en fonction de $\lambda$. Calculer cette énergie en joule, puis en électronvolt, pour $\lambda = 450~\text{nm}$.
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Établir, par un bilan d'énergie, l'expression de l'énergie cinétique maximale $E_c$ d'un électron arraché de la cathode. Calculer sa valeur en électronvolt.
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Calculer la vitesse maximale de ces électrons à la sortie de la cathode.
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Déterminer la fréquence seuil $\nu_0$ et la longueur d'onde seuil $\lambda_0$ de ce métal. Indiquer si une lumière rouge de longueur d'onde $650~\text{nm}$ provoque l'effet photoélectrique, même avec une grande intensité lumineuse. Justifier.
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La puissance lumineuse reçue par la cathode est $P = 2{,}0~\text{mW}$ à $450~\text{nm}$. Calculer le nombre de photons reçus par seconde.
Le circuit RC
Le flash d'un appareil photo se recharge en quelques secondes puis se décharge en un éclair : un condensateur stocke de l'énergie, mais ni la charge ni la décharge ne sont instantanées.
Un condensateur de capacité $C$ (en farads) porte une charge $q$ liée à la tension à ses bornes par $q = C\,u_C$. Le courant est $i = \dfrac{\text{d}q}{\text{d}t} = C\dfrac{\text{d}u_C}{\text{d}t}$ (convention récepteur).
Charge
À $t = 0$, un condensateur déchargé est relié à un générateur de tension $E$ à travers un conducteur ohmique de résistance $R$.
Décharge
Le condensateur chargé à $E$ se décharge à travers $R$, sans générateur.
Les capteurs capacitifs (écran tactile, capteur de niveau) exploitent la variation de la capacité $C$ : elle modifie $\tau$, ce qui permet de détecter un contact ou un niveau.
Sur la courbe, on lit $\tau$ de deux façons : abscisse du point d'ordonnée $0{,}63\,E$, ou abscisse de l'intersection de la tangente à l'origine avec l'asymptote $u_C = E$.
On étudie la charge d'un condensateur de capacité $C = 47~\mu\text{F}$ à travers un conducteur ohmique de résistance $R = 10~\text{k}\Omega$. Le condensateur,…
On étudie la charge d'un condensateur de capacité $C = 47~\mu\text{F}$ à travers un conducteur ohmique de résistance $R = 10~\text{k}\Omega$. Le condensateur, initialement déchargé, est relié à un générateur idéal de tension continue $E = 6{,}0~\text{V}$ à l'instant $t = 0$. On enregistre la tension $u_C$ aux bornes du condensateur.
| $t$ (s) | 0 | 0,25 | 0,50 | 1,00 | 1,50 | 2,00 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| $u_C$ (V) | 0 | 2,48 | 3,93 | 5,29 | 5,75 | 5,92 |
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Établir l'équation différentielle vérifiée par $u_C(t)$ lors de la charge.
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Vérifier que $u_C(t) = E\left(1 - e^{-t/\tau}\right)$ est solution de cette équation, avec $\tau = RC$. Calculer la valeur attendue de $\tau$.
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Déterminer la durée au bout de laquelle la tension aux bornes du condensateur atteint 95 % de la valeur $E$.
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On teste la loi exponentielle avec Python : si le modèle est correct, $\ln\left(1 - u_C/E\right)$ est une fonction affine de $t$ de pente $-1/\tau$. Compléter les deux lignes repérées par
# À COMPLÉTER.
import numpy as np
E = 6.0
t = np.array([0, 0.25, 0.50, 1.00, 1.50])
u = np.array([0, 2.48, 3.93, 5.29, 5.75])
y = ... # À COMPLÉTER : ln(1 - u/E)
pente, ordonnee = np.polyfit(t, y, 1)
tau = ... # À COMPLÉTER : déduire tau de la pente
print(f"tau = {tau:.2f} s")
- Calculer l'énergie emmagasinée par le condensateur à la fin de la charge, en utilisant $\mathcal{E} = \dfrac{1}{2}CE^2$.
L'essentiel
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Son : $L = 10\log\dfrac{I}{I_0}$ et $I = \dfrac{P}{4\pi d^2}$ : doubler la distance divise $I$ par 4 ($-6$ dB). On additionne les intensités, jamais les dB.
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Diffraction : $\theta = \dfrac{\lambda}{a}$ ; tache centrale de largeur $L = \dfrac{2\lambda D}{a}$, perpendiculaire à la fente.
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Interférences : constructives si $\delta = k\lambda$, destructives si $\delta = (k+\tfrac12)\lambda$ ; trous d'Young : $i = \dfrac{\lambda D}{b}$ (mesurer sur $n-1$ interfranges).
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Doppler : $f_R = f_E\dfrac{v}{v \mp v_E}$ (signe $-$ : rapprochement) ; savoir l'établir à partir de deux émissions consécutives.
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Lunette afocale : $G = \dfrac{\theta'}{\theta} = \dfrac{f_1}{f_2}$.
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Photon : $E = h\nu = \dfrac{hc}{\lambda}$ ; effet photoélectrique : $E_c = h\nu - W$, extraction seulement si $h\nu \geq W$.
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Circuit RC : $RC\dfrac{\text{d}u_C}{\text{d}t} + u_C = E$, $u_C = E(1 - \text{e}^{-t/\tau})$, $\tau = RC$ ; chargé à $99\,\%$ en $5\tau$.
Retour au début : la sirène d'ambulance paraît plus aiguë à l'approche parce que ses fronts d'onde sont resserrés devant elle, ce que traduit $f_R = f_E\dfrac{v}{v - v_E} > f_E$.