Mouvement et interactions
À l'épreuve écrite de spécialité, l'un des trois exercices porte souvent sur un mouvement : un ballon de handball à Rennes, un satellite lancé depuis Kourou, une conduite d'eau qui se rétrécit. Les situations changent, mais la démarche reste presque toujours la même. On définit le système, on fait le bilan des forces, on applique la deuxième loi de Newton, puis on intègre. Comment tenir cette démarche du début à la fin, sans se perdre dans les calculs ? C'est ce que cette page te propose de retenir.
La démarche en quatre temps
Un exercice de mécanique se rédige toujours dans le même ordre. Les correcteurs valorisent cette rigueur, y compris dans les 2 points de maîtrise de la langue.
Pourquoi le centre de masse ? Pour un solide, la deuxième loi de Newton décrit le mouvement d'un point particulier, le centre de masse G (sa position est donnée dans le sujet) : c'est le seul point dont le mouvement est simple, même si le solide tourne sur lui-même. Pourquoi un référentiel galiléen ? Les lois de Newton ne sont valables que dans un tel référentiel. Le référentiel terrestre peut être considéré comme galiléen pour une expérience de courte durée (ballon, conduite) ; pour un satellite, on choisit le référentiel géocentrique. Enfin, si $\sum \vec F_{\text{ext}} = \vec 0$, alors $\vec a_G = \vec 0$ : G est au repos ou en mouvement rectiligne uniforme (principe d'inertie). C'est la condition d'équilibre utilisée pour un objet qui flotte.
Pourquoi intégrer ? Parce que $\vec a = \dfrac{\mathrm{d}\vec v}{\mathrm{d}t}$ et $\vec v = \dfrac{\mathrm{d}\overrightarrow{OG}}{\mathrm{d}t}$. Connaître $\vec a$ à chaque instant, c'est donc connaître tout le mouvement, à condition de savoir d'où on part ($\vec v_0$ et position initiale).
Mouvement dans un champ de pesanteur uniforme
Un ballon lancé depuis le point O avec la vitesse initiale $\vec v_0$ est soumis uniquement à son poids. Avec $Ox$ horizontal et $Oy$ vertical vers le haut, $\vec a\,(0 ; -g)$.
Observe, en déplaçant l'angle : la composante horizontale de la vitesse ne change jamais (aucune force horizontale), alors que la composante verticale varie linéairement.
Le mouvement est plan : $\vec a$ et $\vec v_0$ définissent le plan vertical $(Ox, Oy)$ et la coordonnée $z$ reste nulle. C'est ce qu'on démontre quand le sujet demande « montrer que le mouvement est plan ».
Pour un aspect énergétique, on peut aussi utiliser la conservation de l'énergie mécanique (sans frottements) : $\tfrac12 mv^2 + mgy = \text{cte}$. La vitesse d'arrivée au sol se trouve alors en une ligne : $v = \sqrt{v_0^2 + 2gh}$ pour un point d'arrivée situé à une distance verticale $h$ sous O. Elle ne dépend pas de l'angle de lancer.
Lors d'un entraînement de handball à Rennes, Camille lance un ballon horizontalement depuis le point O situé à une hauteur $h = 1{,}80~\text{m}$ au-dessus du sol. Le…
Lors d'un entraînement de handball à Rennes, Camille lance un ballon horizontalement depuis le point O situé à une hauteur $h = 1{,}80~\text{m}$ au-dessus du sol. Le vecteur vitesse initiale, horizontal, a pour valeur $v_0 = 6{,}0~\text{m·s}^{-1}$. Le ballon est modélisé par un point matériel G de masse $m$, soumis uniquement à son poids. Le champ de pesanteur est uniforme, de valeur $g = 9{,}81~\text{m·s}^{-2}$.
On choisit le repère $(O ; x, y)$ avec l'axe $Ox$ horizontal dans le sens du lancer et l'axe $Oy$ vertical vers le haut. On prend $t = 0$ à l'instant du lancer.
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Appliquer la deuxième loi de Newton au ballon dans un référentiel terrestre supposé galiléen, puis établir les coordonnées du vecteur accélération.
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Établir les équations horaires $x(t)$ et $y(t)$ du mouvement.
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Calculer la durée de la chute du ballon jusqu'au sol, puis la distance horizontale parcourue (portée).
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Établir l'équation de la trajectoire $y(x)$.
Lors d'un match à Villeurbanne, une joueuse de basket lance le ballon depuis un point O situé à $2{,}00~\text{m}$ du sol. Le vecteur vitesse initiale, de valeur $v_0$,…
Lors d'un match à Villeurbanne, une joueuse de basket lance le ballon depuis un point O situé à $2{,}00~\text{m}$ du sol. Le vecteur vitesse initiale, de valeur $v_0$, fait un angle $\alpha = 55^\circ$ avec l'horizontale. Le centre C du panier est situé à la hauteur $3{,}05~\text{m}$, à la distance horizontale $D = 4{,}60~\text{m}$ de la verticale passant par O. Le ballon est modélisé par un point matériel soumis uniquement à son poids. On prend $g = 9{,}81~\text{m·s}^{-2}$. On choisit un repère $(O ; x, y)$ d'origine le point de lancer, $Ox$ horizontal vers le panier et $Oy$ vertical vers le haut.
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Établir les équations horaires $x(t)$ et $y(t)$ du centre de masse du ballon en fonction de $v_0$, $\alpha$ et $g$.
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Établir l'équation de la trajectoire :
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Déterminer la valeur de $v_0$ pour que le ballon passe exactement par le centre C du panier.
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Calculer, pour cette valeur de $v_0$, la durée du trajet entre O et C, puis la valeur de la vitesse du ballon lorsqu'il arrive en C, en utilisant la conservation de l'énergie mécanique.
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La joueuse lance en réalité avec $v_0 = 7{,}40~\text{m·s}^{-1}$ (même angle). Déterminer, en justifiant, si le ballon passe au-dessus ou au-dessous du point C lorsqu'il atteint l'abscisse $x = D$.
Particule chargée dans un champ électrique uniforme
Entre les deux plaques d'un condensateur plan, séparées de $d$ et soumises à la tension $U$, règne un champ électrique uniforme dirigé de la plaque positive vers la plaque négative, de valeur $E = \dfrac{U}{d}$.
Pour un électron (charge $-e$), la force électrique est $\vec F = -e\vec E$ : elle est opposée au champ. Ici, le champ est dirigé vers le haut, donc la force est dirigée vers le bas. Comme $m_e \approx 10^{-30}\ \text{kg}$, le poids est totalement négligeable devant $F$ : on le dit explicitement dans la rédaction.
Pour l'aspect énergétique : entre deux points séparés par la différence de potentiel $U_{AB}$, le théorème de l'énergie cinétique donne $\Delta E_c = q\,U_{AB}$ (travail de la force électrique). C'est le principe de l'accélérateur linéaire de particules.
Dans un tube cathodique de laboratoire, un faisceau d'électrons est dévié par un condensateur plan. Un électron de masse $m = 9{,}11\times10^{-31}~\text{kg}$ et de…
Dans un tube cathodique de laboratoire, un faisceau d'électrons est dévié par un condensateur plan. Un électron de masse $m = 9{,}11\times10^{-31}~\text{kg}$ et de charge $-e$ avec $e = 1{,}60\times10^{-19}~\text{C}$ pénètre en O, à égale distance de deux plaques horizontales, avec une vitesse $\vec{v}_0$ horizontale de valeur $v_0 = 2{,}0\times10^{7}~\text{m·s}^{-1}$.
Les deux plaques, de longueur $L = 6{,}0~\text{cm}$, sont séparées de $d = 4{,}0~\text{cm}$. Elles sont soumises à une tension $U = 200~\text{V}$ : la plaque supérieure est reliée à la borne négative du générateur, la plaque inférieure à la borne positive. Entre les plaques, le champ électrique $\vec{E}$ est supposé uniforme, vertical, de valeur $E = U/d$. On choisit le repère $(O ; x, y)$ avec $Ox$ horizontal dans le sens de $\vec{v}_0$ et $Oy$ vertical vers le haut. On prend $g = 9{,}81~\text{m·s}^{-2}$.
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Représenter, sur un schéma, les plaques, le champ $\vec{E}$ et la force électrique $\vec{F}$ subie par l'électron. Justifier le sens de $\vec{F}$.
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Calculer les valeurs de la force électrique et du poids de l'électron. Justifier que le poids soit négligé.
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Établir les coordonnées du vecteur accélération, puis montrer que le mouvement est plan.
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Établir les équations horaires $x(t)$ et $y(t)$, puis l'équation de la trajectoire $y(x)$.
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Calculer la durée de traversée des plaques, puis la valeur absolue de la déviation verticale $|y_S|$ à la sortie des plaques. Vérifier que l'électron ne heurte pas une plaque.
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En appliquant le théorème de l'énergie cinétique entre l'entrée et la sortie, calculer la valeur de la vitesse de l'électron à la sortie des plaques.
Gravitation, satellites et lois de Kepler
Un satellite de masse $m$ à la distance $r$ du centre de la Terre (de masse $M_T$) subit la force de gravitation
$$\vec F_{T/S} = -\,\frac{G\,m\,M_T}{r^2}\,\vec u_r$$où $\vec u_r$ est le vecteur unitaire dirigé de la Terre vers le satellite. Pour une orbite circulaire, $r = R_T + h$ et on utilise le repère de Frenet $(\vec u_t, \vec u_n)$, avec $\vec u_n$ dirigé vers le centre.
Dans le repère de Frenet, le vecteur vitesse s'écrit $\vec v = v\,\vec u_t$ et le vecteur accélération $\vec a = \dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t}\,\vec u_t + \dfrac{v^2}{r}\,\vec u_n$. La deuxième loi de Newton donne $\vec a = \dfrac{GM_T}{r^2}\vec u_n$. L'accélération est donc purement normale, ce qui impose $\dfrac{\mathrm{d}v}{\mathrm{d}t} = 0$ : le mouvement circulaire est uniforme. En égalant les composantes normales, $\dfrac{v^2}{r} = \dfrac{GM_T}{r^2}$. Dans le cas uniforme, $\vec a = \dfrac{v^2}{r}\,\vec u_n$ :
Estimer la masse d'un astre. Si l'on connaît $T$ et $r$ pour un satellite, la troisième loi donne $M = \dfrac{4\pi^2 r^3}{G\,T^2}$. Avec plusieurs satellites (tableau de données), on peut vérifier que $T^2/r^3$ est constant, par exemple en traçant $T^2$ en fonction de $r^3$ (droite passant par l'origine) avec Python. Convertis toujours $T$ en secondes et $r$ en mètres avant de calculer.
Satellite géostationnaire. Il reste fixe dans le ciel pour un observateur terrestre. Trois conditions : orbite circulaire dans le plan équatorial, même sens de rotation que la Terre, période égale à la période de rotation sidérale $T_S = 86\,164\ \text{s}$. On obtient alors $r$ par $r = \left(\dfrac{GM_T T_S^2}{4\pi^2}\right)^{1/3}$, soit une altitude d'environ $36\,000\ \text{km}$.
Un satellite d'observation de masse $m$ décrit une orbite circulaire autour de la Terre à l'altitude $h = 800~\text{km}$. On étudie son mouvement dans le référentiel…
Un satellite d'observation de masse $m$ décrit une orbite circulaire autour de la Terre à l'altitude $h = 800~\text{km}$. On étudie son mouvement dans le référentiel géocentrique, supposé galiléen. Le satellite est soumis uniquement à la force de gravitation exercée par la Terre.
Données :
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constante de gravitation : $G = 6{,}67\times10^{-11}~\text{m}^3\text{·kg}^{-1}\text{·s}^{-2}$ ;
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masse de la Terre : $M_T = 5{,}97\times10^{24}~\text{kg}$ ;
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rayon de la Terre : $R_T = 6{,}37\times10^{6}~\text{m}$.
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Donner l'expression vectorielle de la force de gravitation exercée par la Terre sur le satellite, en utilisant le vecteur unitaire $\vec{u}_n$ orienté vers le centre de la Terre.
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En appliquant la deuxième loi de Newton, montrer que le mouvement est uniforme et que la valeur de la vitesse est $v = \sqrt{\dfrac{G M_T}{R_T + h}}$.
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Calculer la valeur de la vitesse du satellite.
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Établir l'expression de la période de révolution $T$ du satellite, puis calculer sa valeur en minutes.
On souhaite déterminer la masse de Jupiter à partir du mouvement de ses satellites galiléens, supposés en orbite circulaire autour de Jupiter. Le mouvement est étudié…
On souhaite déterminer la masse de Jupiter à partir du mouvement de ses satellites galiléens, supposés en orbite circulaire autour de Jupiter. Le mouvement est étudié dans un référentiel « jovicentrique » supposé galiléen. Les données sont rassemblées dans le tableau ci-dessous.
| Satellite | Période de révolution $T$ (jours) | Rayon de l'orbite $r$ ($10^{5}~\text{km}$) |
|---|---|---|
| Io | 1,769 | 4,217 |
| Europe | 3,551 | 6,709 |
| Ganymède | 7,155 | 10,704 |
Données : $G = 6{,}67\times10^{-11}~\text{m}^3\text{·kg}^{-1}\text{·s}^{-2}$ ; 1 jour $= 86\,400~\text{s}$.
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Montrer, en appliquant la deuxième loi de Newton à un satellite de masse $m$ en mouvement circulaire uniforme autour de Jupiter de masse $M_J$, que $\dfrac{T^2}{r^3} = \dfrac{4\pi^2}{G M_J}$.
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Calculer le rapport $T^2/r^3$ pour chaque satellite, en jours$^2$ par $(10^{5}~\text{km})^3$, et conclure quant à la validité de la troisième loi de Kepler.
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Le programme Python suivant doit calculer la masse de Jupiter à partir des données de Ganymède. Compléter les deux lignes repérées par
# À COMPLÉTER.
import numpy as np
G = 6.67e-11
T = 7.155 * 86400 # période en secondes
r = 10.704e5 * 1e3 # rayon en mètres
rapport = ... # À COMPLÉTER : calcul de T**2 / r**3
M_J = ... # À COMPLÉTER : calcul de la masse de Jupiter
print(f"M_J = {M_J:.2e} kg")
- Calculer la masse de Jupiter et commenter le résultat en le comparant à la masse de la Terre, $5{,}97\times10^{24}~\text{kg}$.
Un opérateur de télécommunications exploite un satellite géostationnaire de masse $m$ pour retransmettre des émissions télévisées à destination de la France. Données :…
Un opérateur de télécommunications exploite un satellite géostationnaire de masse $m$ pour retransmettre des émissions télévisées à destination de la France.
Données :
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constante de gravitation : $G = 6{,}67\times10^{-11}~\text{m}^3\text{·kg}^{-1}\text{·s}^{-2}$ ;
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masse de la Terre : $M_T = 5{,}97\times10^{24}~\text{kg}$ ;
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rayon de la Terre : $R_T = 6{,}37\times10^{6}~\text{m}$ ;
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période de rotation sidérale de la Terre : $T_S = 86\,164~\text{s}$ ;
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célérité de la lumière dans le vide : $c = 3{,}00\times10^{8}~\text{m·s}^{-1}$.
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Définir un satellite géostationnaire. Justifier qualitativement que son orbite est circulaire, située dans le plan équatorial, et que sa période de révolution est égale à $T_S$.
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Établir, dans le référentiel géocentrique supposé galiléen, l'expression de la vitesse $v$ d'un satellite en orbite circulaire de rayon $r$, puis celle de $r^3$ en fonction de $T$.
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Calculer l'altitude $h$ du satellite géostationnaire et la valeur de sa vitesse.
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Un récepteur est situé à la verticale du satellite. Calculer la durée minimale d'un aller-retour d'un signal radio entre ce récepteur et le satellite.
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Un satellite d'observation en orbite circulaire basse, à l'altitude de $400~\text{km}$, survole régulièrement la même région de l'équateur. Déterminer, en justifiant, le rapport entre sa période de révolution et celle du satellite géostationnaire. Commenter.
Poussée d'Archimède
Pourquoi un ballon sonde de la station de Trappes monte-t-il ? Dans un fluide au repos, la pression augmente avec la profondeur : $P_2 - P_1 = \rho\,g\,(z_1 - z_2)$. Le bas d'un objet immergé subit donc une force pressante plus grande que le haut. La résultante de toutes les forces de pression est la poussée d'Archimède.
Un corps (sans autre force) monte si $\Pi > P$, c'est-à-dire si sa masse volumique moyenne est inférieure à celle du fluide, et il flotte à l'équilibre quand $\Pi = P$.
Un ballon sonde de la station météorologique de Trappes est gonflé avec de l'hélium. Son enveloppe, de volume $V = 10~\text{m}^3$ une fois gonflée, a une masse…
Un ballon sonde de la station météorologique de Trappes est gonflé avec de l'hélium. Son enveloppe, de volume $V = 10~\text{m}^3$ une fois gonflée, a une masse $m_e = 2{,}0~\text{kg}$. On étudie le ballon à proximité du sol, dans l'air immobile.
Données :
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masse volumique de l'air : $\rho_{\text{air}} = 1{,}20~\text{kg·m}^{-3}$ ;
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masse volumique de l'hélium dans le ballon : $\rho_{\text{He}} = 0{,}17~\text{kg·m}^{-3}$ ;
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intensité de la pesanteur : $g = 9{,}81~\text{m·s}^{-2}$.
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Expliquer qualitativement l'origine de la poussée d'Archimède exercée par l'air sur le ballon.
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Donner l'expression vectorielle de la poussée d'Archimède $\vec{\Pi}$ et calculer sa valeur.
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Calculer la masse d'hélium contenue dans le ballon, puis la valeur du poids de l'ensemble {enveloppe + hélium}.
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Le ballon doit emporter une sonde de masse $m_s$. Déterminer la masse maximale $m_{s,\max}$ pour que le ballon puisse décoller, en justifiant le critère utilisé.
Écoulement d'un fluide : débit et relation de Bernoulli
Dans une conduite, l'eau s'écoule de façon permanente (rien ne change avec le temps en un point donné) et incompressible (la masse volumique est constante). Le volume qui entre par une section est alors égal au volume qui sort par une autre.
Dans ce cas, les vitesses sont différentes, donc l'énergie cinétique du fluide change. D'où vient-elle ? De la pression, ce que traduit la relation de Bernoulli. Elle est fournie dans le sujet :
Vidange d'un réservoir. On applique Bernoulli entre la surface libre (S, section du réservoir, hauteur $h$, pression atmosphérique $P_{\text{atm}}$, vitesse $v_S$) et l'orifice (B, section $s$, à l'air libre, hauteur $0$, vitesse $v_B$). La conservation du débit donne $S\,v_S = s\,v_B$. Bernoulli s'écrit donc
$$\tfrac12\rho v_S^2 + \rho g h = \tfrac12\rho v_B^2 \quad\Longrightarrow\quad v_B = \sqrt{\frac{2gh}{1 - s^2/S^2}} \approx \sqrt{2gh}\quad (s \ll S)$$C'est la formule de Torricelli. Attention à la notation : ici, $S$ désigne la section du réservoir et $s$ celle de l'orifice (à ne pas confondre avec les sections $S_1$ et $S_2$ de la conduite étudiée plus haut). Comme le niveau baisse de $v_S = -\dfrac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t} = \dfrac{s}{S}\,v_B$, on obtient, avec l'approximation $s \ll S$ :
$$\frac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t} \approx -\frac{s}{S}\sqrt{2g\,h}$$On résout cette équation en séparant les variables (ou en posant $u = \sqrt h$) : $\sqrt{h(t)} = \sqrt{h_0} - \dfrac{s}{2S}\sqrt{2g}\;t$. Le réservoir est vide au bout de $t_{\text{vide}} = \dfrac{S}{s}\sqrt{\dfrac{2h_0}{g}}$.
Une conduite horizontale transporte de l'eau en écoulement permanent. L'eau est assimilée à un fluide incompressible de masse volumique…
Une conduite horizontale transporte de l'eau en écoulement permanent. L'eau est assimilée à un fluide incompressible de masse volumique $\rho = 1{,}00\times10^{3}~\text{kg·m}^{-3}$. La conduite présente un rétrécissement (effet Venturi) : sa section passe de $S_1 = 12~\text{cm}^2$ à $S_2 = 3{,}0~\text{cm}^2$. Le débit volumique est $D_v = 0{,}60~\text{L·s}^{-1}$.
Relation de Bernoulli entre deux points A et B d'une même ligne de courant :
$$P_A + \frac{1}{2}\rho v_A^2 + \rho g z_A = P_B + \frac{1}{2}\rho v_B^2 + \rho g z_B$$-
Rappeler la relation entre le débit volumique, la section et la vitesse d'écoulement, puis calculer les vitesses $v_1$ et $v_2$ de l'eau dans chacune des deux sections.
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En utilisant la relation de Bernoulli, calculer la différence de pression $P_1 - P_2$ entre les deux sections.
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Indiquer, en justifiant, dans quelle section la pression est la plus faible.
Un réservoir cylindrique ouvert à l'air libre, de diamètre $D = 1{,}0~\text{m}$, contient de l'eau (fluide incompressible, de masse volumique…
Un réservoir cylindrique ouvert à l'air libre, de diamètre $D = 1{,}0~\text{m}$, contient de l'eau (fluide incompressible, de masse volumique $\rho = 1{,}00\times10^{3}~\text{kg·m}^{-3}$) sur une hauteur initiale $h_0 = 1{,}5~\text{m}$. Un orifice circulaire de diamètre $d = 2{,}0~\text{cm}$ percé à la base du réservoir permet l'écoulement de l'eau vers l'extérieur, à l'air libre. On note $S$ la section du réservoir, $s$ celle de l'orifice, $h(t)$ la hauteur d'eau à l'instant $t$ et $g = 9{,}81~\text{m·s}^{-2}$. On suppose l'écoulement quasi permanent à chaque instant, et la pression égale à la pression atmosphérique à la surface libre et à la sortie de l'orifice.
Relation de Bernoulli entre deux points A et B d'une même ligne de courant :
$$P_A + \frac{1}{2}\rho v_A^2 + \rho g z_A = P_B + \frac{1}{2}\rho v_B^2 + \rho g z_B$$-
En appliquant la relation de Bernoulli entre la surface libre (point A) et la sortie de l'orifice (point B), et la conservation du débit volumique, établir l'expression de la vitesse $v_B$ d'éjection en fonction de $g$, $h$, $S$ et $s$.
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Calculer le rapport $S/s$. Justifier que l'on puisse écrire $v_B \approx \sqrt{2gh}$, puis calculer $v_B$ et le débit volumique pour $h = h_0$.
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En exprimant la conservation du volume d'eau, montrer que la hauteur vérifie $\dfrac{\mathrm{d}h}{\mathrm{d}t} = -\dfrac{s}{S}\sqrt{2gh}$.
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On résout cette équation par la méthode d'Euler avec un pas $\Delta t = 1{,}0~\text{s}$. Compléter les deux lignes repérées par
# À COMPLÉTERdu programme suivant, qui détermine la durée de vidange.
import numpy as np
g = 9.81
S = np.pi * (1.0 / 2) ** 2
s = np.pi * (0.020 / 2) ** 2
dt = 1.0
t = 0.0
h = 1.5
while h > 0:
dhdt = ... # À COMPLÉTER : dérivée de h
h = ... # À COMPLÉTER : nouvelle valeur de h (Euler)
t = t + dt
print(f"Durée de vidange : {t:.0f} s")
- On admet que la solution exacte est $h(t) = \left(\sqrt{h_0} - \dfrac{s}{S}\sqrt{\dfrac{g}{2}}\,t\right)^2$. En déduire la durée théorique de vidange et la comparer à la valeur attendue du programme.
Retour au début : le ballon de handball à Rennes, le satellite lancé depuis Kourou et la conduite d'eau qui se rétrécit se traitent tous par la même démarche : système, bilan des forces, deuxième loi de Newton, puis intégration ou relation fournie.
L'essentiel
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Rédaction : système, référentiel galiléen, repère, bilan des forces, $\sum\vec F = m\vec a_G$, projection, intégration avec les conditions initiales.
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Champ de pesanteur uniforme : $\vec a = \vec g$, mouvement plan, trajectoire parabolique ; horizontal uniforme, vertical uniformément varié.
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Condensateur plan : $E = U/d$, force $q\vec E$, trajectoire parabolique ; poids négligeable devant la force électrique.
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Gravitation, orbite circulaire : mouvement uniforme, $v = \sqrt{GM/r}$, $T^2/r^3 = 4\pi^2/(GM)$ ; géostationnaire : équatorial, $T = T_S = 86\,164\ \text{s}$.
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Archimède : $\vec\Pi = -\rho_{\text{fluide}}V_{\text{immergé}}\vec g$ ; ne pas confondre masse volumique et densité.
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Fluide incompressible : $D_v = Sv$ ; Bernoulli (fournie) ; effet Venturi : plus la vitesse est grande, plus la pression est faible.