Ondes et signaux
Une ambulance passe devant toi : sa sirène est plus aiguë quand elle approche, puis plus grave quand elle s'éloigne. La sirène n'a pourtant pas changé. Dans ce chapitre sur les ondes et les signaux, tu vas apprendre à expliquer ce phénomène et à le chiffrer. Tu y verras aussi le son, la lumière, le condensateur et la lunette astronomique : ce sont les thèmes des exercices du bac, où l'on te demande de calculer, d'établir et de justifier.
Niveau d'intensité sonore et atténuation
Une enceinte joue de la musique. Plus tu t'éloignes, moins tu l'entends. Comment chiffrer cela ?
L'intensité sonore $I$ est la puissance sonore reçue par unité de surface perpendiculaire à la propagation. Elle s'exprime en $\mathrm{W\cdot m^{-2}}$. L'oreille perçoit des intensités de $10^{-12}$ à $1\ \mathrm{W\cdot m^{-2}}$, soit un énorme écart. On utilise donc une échelle logarithmique, le niveau d'intensité sonore $L$, exprimé en décibels (dB).
Pourquoi cette formule ? Chaque fois que l'intensité est multipliée par 10, le niveau augmente de 10 dB. Les nombres restent petits, et c'est plus proche de la façon dont l'oreille perçoit.
Atténuation géométrique
Une source ponctuelle émet uniformément dans toutes les directions. La puissance $P$ se répartit sur une sphère de rayon $d$, de surface $4\pi d^2$. Sans absorption, la puissance se conserve, donc :
$$I(d) = \dfrac{P}{4\pi d^2}$$L'intensité est inversement proportionnelle au carré de la distance. Si $d$ est multiplié par 2, $I$ est divisée par 4 et le niveau baisse de $10\log 4 \approx 6{,}0$ dB. Si le milieu absorbe une partie de l'énergie, on parle d'atténuation par absorption, qui s'ajoute à l'atténuation géométrique.
Une enceinte, assimilée à une source sonore ponctuelle qui émet uniformément dans toutes les directions, est placée en plein air. À la distance $d_1 = 2{,}0~\text{m}$ de…
Une enceinte, assimilée à une source sonore ponctuelle qui émet uniformément dans toutes les directions, est placée en plein air. À la distance $d_1 = 2{,}0~\text{m}$ de l'enceinte, un sonomètre indique un niveau d'intensité sonore $L_1 = 72~\text{dB}$.
Données : intensité sonore de référence $I_0 = 1{,}0\times10^{-12}~\text{W·m}^{-2}$ ; niveau d'intensité sonore $L = 10\log\left(\dfrac{I}{I_0}\right)$.
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Calculer l'intensité sonore $I_1$ à la distance $d_1$.
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Rappeler la loi d'atténuation géométrique de l'intensité sonore avec la distance, en la justifiant par la conservation de la puissance émise.
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Calculer l'intensité sonore $I_2$, puis le niveau d'intensité sonore $L_2$, à la distance $d_2 = 8{,}0~\text{m}$. L'absorption par l'air est négligée.
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Calculer de combien de décibels le niveau sonore diminue lorsque la distance est multipliée par 4.
Diffraction
Un laser éclaire une fente très fine. Contre toute attente, la lumière ne forme pas un simple trait : elle s'étale. C'est la diffraction, qui se produit quand une onde rencontre une ouverture ou un obstacle de dimension comparable à sa longueur d'onde.
Plus la fente est étroite, plus la figure est étalée. Une fente verticale donne une figure de diffraction horizontale, perpendiculaire à la fente : la diffraction étale la lumière dans la direction où l'ouverture est limitée.
Au laboratoire d'un lycée de Grenoble, un faisceau laser de longueur d'onde dans le vide $\lambda = 633~\text{nm}$ éclaire une fente fine verticale de largeur…
Au laboratoire d'un lycée de Grenoble, un faisceau laser de longueur d'onde dans le vide $\lambda = 633~\text{nm}$ éclaire une fente fine verticale de largeur $a = 0{,}10~\text{mm}$. On observe la figure de diffraction sur un écran placé à la distance $D = 2{,}50~\text{m}$ de la fente. On note $\theta$ l'écart angulaire entre le centre de la tache centrale et sa première extinction, supposé petit.
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Décrire la figure observée sur l'écran. Préciser l'orientation de la tache centrale par rapport à la fente.
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Rappeler l'expression de $\theta$ en fonction de $\lambda$ et $a$, puis calculer sa valeur en radian.
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Montrer que la largeur $\ell$ de la tache centrale est donnée par $\ell = \dfrac{2\lambda D}{a}$, puis la calculer.
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Indiquer, en justifiant, comment évolue la largeur de la tache centrale si l'on remplace la fente par une fente de largeur $a' = 0{,}20~\text{mm}$.
Interférences et trous d'Young
Deux ondes de même fréquence, issues de deux sources en phase, se superposent. En certains points elles se renforcent, en d'autres elles s'annulent : ce sont des interférences. Tout dépend de la différence de chemin $\delta = |d_2 - d_1|$ entre les deux trajets.
Pourquoi ? Pour un trajet supplémentaire $\delta$, le déphasage entre les deux ondes est $\Delta\varphi = \dfrac{2\pi\delta}{\lambda}$. Les ondes sont en phase si $\Delta\varphi = 2k\pi$, soit $\delta = k\lambda$ : crête avec crête. Elles sont en opposition si $\Delta\varphi = (2k+1)\pi$, soit $\delta = (k+\tfrac12)\lambda$ : crête avec creux.
Trous d'Young
Deux trous fins distants de $b$, éclairés par un laser, jouent le rôle de deux sources S₁ et S₂ en phase. Sur un écran à la distance $D \gg b$, on observe une alternance de franges brillantes et sombres.
Pour $x$ et $b$ petits devant $D$, la différence de chemin linéarisée est (relation fournie dans les énoncés) :
$$\delta = \dfrac{b\,x}{D}$$La frange brillante d'ordre $k$ vérifie $\delta = k\lambda$, donc $x_k = \dfrac{k\lambda D}{b}$. L'interfrange $i$ est la distance entre deux franges brillantes consécutives :
Pour mesurer $i$ avec précision, on mesure la distance entre la 1re et la $n$-ième frange brillante : elle contient $n-1$ interfranges.
Interférences sonores
Deux haut-parleurs en phase, de fréquence $f$, émettent des ondes de longueur d'onde $\lambda = v/f$. En un point à distances $d_A$ et $d_B$ des haut-parleurs, on applique les mêmes conditions sur $\delta = |d_A - d_B|$. Sur le segment AB, pour un point à la distance $x$ de A, on a $d_A = x$ et $d_B = d - x$.
Dans une séance de travaux pratiques, on réalise un dispositif de trous d'Young. Une lumière laser monochromatique de longueur d'onde $\lambda = 650~\text{nm}$ éclaire…
Dans une séance de travaux pratiques, on réalise un dispositif de trous d'Young. Une lumière laser monochromatique de longueur d'onde $\lambda = 650~\text{nm}$ éclaire deux trous fins distants de $b$ (sources secondaires S₁ et S₂ en phase). L'écran est situé à la distance $D = 1{,}50~\text{m}$ du plan des trous. On observe des franges rectilignes. Sur l'écran, la distance entre le centre de la première frange brillante et le centre de la huitième frange brillante consécutive vaut $17{,}5~\text{mm}$.
Pour un point M de l'écran d'abscisse $x$ (origine sur l'axe de symétrie), la différence de chemin optique est $\delta = \dfrac{b\,x}{D}$ (approximation fournie).
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Rappeler les conditions sur $\delta$ pour que les interférences soient constructives, puis destructives.
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Établir l'expression de l'interfrange $i = \dfrac{\lambda D}{b}$.
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Déterminer la valeur de l'interfrange à partir de la mesure, puis calculer la distance $b$ entre les deux trous.
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Un point P de l'écran est situé à $x_P = 3{,}75~\text{mm}$ de l'axe de symétrie. Déterminer, par un calcul, si ce point est sur une frange brillante ou sur une frange sombre.
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On remplace le laser rouge par un laser vert de longueur d'onde $532~\text{nm}$, sans modifier le reste du montage. Calculer la nouvelle valeur de l'interfrange.
Deux haut-parleurs A et B, distants de $d = 3{,}0~\text{m}$, sont alimentés par le même générateur de signaux sinusoïdaux. Ils émettent, en phase, des ondes sonores de…
Deux haut-parleurs A et B, distants de $d = 3{,}0~\text{m}$, sont alimentés par le même générateur de signaux sinusoïdaux. Ils émettent, en phase, des ondes sonores de fréquence $f = 850~\text{Hz}$ et de même amplitude $A$. La célérité du son est $v = 340~\text{m·s}^{-1}$. Un microphone est déplacé le long du segment AB. On note $x$ la distance du microphone au haut-parleur A, avec $0 < x < d$. On néglige les différences d'atténuation entre les deux ondes.
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Calculer la longueur d'onde $\lambda$ des ondes sonores.
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Exprimer la différence de chemin $\delta = \left| d_A - d_B \right|$ en un point M du segment AB d'abscisse $x$, où $d_A$ et $d_B$ sont les distances de M à A et B. Établir la condition sur $\delta$ pour que les interférences soient destructives lorsque les sources sont en phase.
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Déterminer le nombre de positions du microphone sur le segment AB, sans compter les positions des haut-parleurs, pour lesquelles l'intensité sonore est minimale, et donner les valeurs de $x$ des deux positions les plus proches du centre du segment.
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Le déphasage entre les deux ondes au niveau du microphone est $\varphi = \dfrac{2\pi\delta}{\lambda}$, et l'amplitude de l'onde résultante est $A_{\text{tot}} = \sqrt{2A^2(1+\cos\varphi)}$. Compléter les trois lignes repérées par
# À COMPLÉTERdu programme qui calcule l'amplitude $A_{\text{tot}}$ le long du segment.
import numpy as np
import matplotlib.pyplot as plt
A = 1.0
lam = 0.40
d = 3.0
x = np.linspace(0.05, 2.95, 600)
delta = ... # À COMPLÉTER : différence de chemin
phi = ... # À COMPLÉTER : déphasage
A_tot = ... # À COMPLÉTER : amplitude résultante
plt.plot(x, A_tot)
plt.xlabel("x (m)")
plt.ylabel("Amplitude résultante")
plt.show()
- On inverse les fils du haut-parleur B, ce qui revient à ajouter un déphasage de $\pi$ entre les deux sources. Indiquer, sans calcul complet, ce qui est observé au milieu du segment AB, puis comparer à la situation initiale.
Effet Doppler
Reprenons l'ambulance du début. Quand l'émetteur se déplace par rapport à l'observateur, la fréquence perçue $f_R$ est différente de la fréquence émise $f_E$. C'est l'effet Doppler, et le décalage Doppler est $\Delta f = f_R - f_E$.
Qualitativement : émetteur qui se rapproche donne un son plus aigu ($f_R > f_E$) ; émetteur qui s'éloigne donne un son plus grave ($fR < f_E$).
Établir l'expression (émetteur mobile, observateur fixe)
Une source émet un signal de période $T_E$ en se rapprochant à la vitesse $v_E$ ; $v$ est la célérité du son.
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Entre deux émissions consécutives, la source se déplace de $v_E T_E$ vers l'observateur.
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Le second signal part donc d'un point plus proche de $v_E T_E$ et arrive plus tôt de $\dfrac{v_E T_E}{v}$.
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Le décalage de réception entre les deux signaux est la période perçue :
- Comme $f = 1/T$ :
Pour $v_E \ll v$, on a $\Delta f \approx \pm f_E\dfrac{v_E}{v}$. Mesurer $\Delta f$ permet donc de déterminer une vitesse. C'est le principe du radar de vitesse, de l'échographie Doppler (vitesse du sang) et du décalage vers le rouge des galaxies (la lumière suit le même principe, avec la célérité $c$).
Pour fermer la boucle : la sirène semble plus aiguë à l'approche parce que les fronts d'onde sont resserrés devant l'ambulance, comme sur la figure.
Une ambulance, dont la sirène émet un son de fréquence $f_E = 700~\text{Hz}$, se déplace en ligne droite à la vitesse constante $v_E = 25~\text{m·s}^{-1}$…
Une ambulance, dont la sirène émet un son de fréquence $f_E = 700~\text{Hz}$, se déplace en ligne droite à la vitesse constante $v_E = 25~\text{m·s}^{-1}$ ($90~\text{km·h}^{-1}$). Un piéton immobile se trouve sur le bord de la route, dans l'alignement de la trajectoire. La célérité du son dans l'air est $v = 340~\text{m·s}^{-1}$.
On rappelle que, pour un émetteur mobile et un observateur fixe, la fréquence perçue est $f_R = f_E\dfrac{v}{v \mp v_E}$, le signe $-$ correspondant à un émetteur qui se rapproche de l'observateur.
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Décrire qualitativement l'effet Doppler et indiquer ce que perçoit le piéton lorsque l'ambulance s'approche, puis lorsqu'elle s'éloigne.
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Calculer la fréquence $f_R$ perçue par le piéton lorsque l'ambulance s'approche.
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Calculer la fréquence perçue lorsque l'ambulance s'éloigne.
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Calculer le décalage Doppler $\Delta f = f_R - f_E$ dans chacun des deux cas.
Une voiture de course dont le moteur émet un son de fréquence propre $f_E$ passe à vitesse constante $v_E$ devant un microphone immobile, au bord de la piste, dans le…
Une voiture de course dont le moteur émet un son de fréquence propre $f_E$ passe à vitesse constante $v_E$ devant un microphone immobile, au bord de la piste, dans le prolongement de sa trajectoire rectiligne. La célérité du son dans l'air est $v = 340~\text{m·s}^{-1}$.
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Un émetteur mobile émet un signal de période $T_E$. Établir, en considérant les positions de l'émetteur à deux émissions consécutives, l'expression de la période perçue $T_R$ par un observateur fixe vers lequel l'émetteur se rapproche, puis celle de la fréquence $f_R = f_E\dfrac{v}{v - v_E}$. Donner sans démonstration l'expression correspondant à un émetteur qui s'éloigne.
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L'analyse spectrale de l'enregistrement fournit deux fréquences fondamentales : $f_1 = 1\,120~\text{Hz}$ lorsque la voiture approche, et $f_2 = 960~\text{Hz}$ lorsqu'elle s'éloigne. Établir l'expression de $f_1/f_2$ en fonction de $v$ et $v_E$, puis calculer la vitesse de la voiture, en $\text{m·s}^{-1}$ et en $\text{km·h}^{-1}$.
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Calculer la fréquence propre $f_E$ du moteur.
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Le même raisonnement s'applique aux ondes électromagnétiques. Pour une source qui s'éloigne à la vitesse $v_s \ll c$, on admet que le décalage de longueur d'onde vérifie $\dfrac{\Delta\lambda}{\lambda_0} = \dfrac{v_s}{c}$. Dans le spectre d'une étoile, la raie $H_\alpha$ de longueur d'onde au repos $\lambda_0 = 656{,}28~\text{nm}$ est observée à $\lambda = 656{,}52~\text{nm}$. Déterminer la vitesse de l'étoile le long de la ligne de visée, avec $c = 3{,}00\times10^{8}~\text{m·s}^{-1}$, et préciser si elle s'éloigne ou se rapproche. Justifier.
Photon et effet photoélectrique
Une lumière peut arracher des électrons à un métal, mais seulement si sa fréquence est assez grande, même avec une lumière très intense. Le modèle ondulatoire ne l'explique pas : il faut le modèle particulaire.
Dans ce modèle, la lumière est formée de photons : particules de masse nulle, qui se propagent à la célérité $c$ dans le vide, et dont l'énergie ne dépend que de la fréquence $\nu$.
Effet photoélectrique
Un photon qui arrive sur un métal est absorbé par un électron. Pour sortir du métal, celui-ci doit fournir un travail d'extraction $W$, propre au métal. Un bilan d'énergie donne l'énergie cinétique maximale de l'électron émis :
Si $\nu < \nu_0$, aucun électron n'est émis, quelle que soit l'intensité : un photon ne donne son énergie qu'à un seul électron, et les photons ne s'additionnent pas. Augmenter l'intensité augmente le nombre d'électrons émis, pas leur énergie.
Applications
Les cellules photovoltaïques convertissent l'énergie lumineuse en énergie électrique. Leur rendement est $\eta = \dfrac{P_{\text{élec}}}{P_{\text{lum}}}$ (sans unité, inférieur à 1). Dans les DEL, un électron qui perd de l'énergie émet un photon. Les spectroscopies reposent sur l'absorption ou l'émission de photons d'énergie bien définie.
Une cellule photoélectrique contient une cathode recouverte de sodium, dont le travail d'extraction vaut $W = 2{,}28~\text{eV}$. On l'éclaire avec une lumière…
Une cellule photoélectrique contient une cathode recouverte de sodium, dont le travail d'extraction vaut $W = 2{,}28~\text{eV}$. On l'éclaire avec une lumière monochromatique de longueur d'onde $\lambda = 450~\text{nm}$.
Données :
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constante de Planck : $h = 6{,}63\times10^{-34}~\text{J·s}$ ;
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célérité de la lumière dans le vide : $c = 3{,}00\times10^{8}~\text{m·s}^{-1}$ ;
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$1~\text{eV} = 1{,}60\times10^{-19}~\text{J}$ ;
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masse de l'électron : $m_e = 9{,}11\times10^{-31}~\text{kg}$.
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Décrire le modèle particulaire de la lumière et donner l'expression de l'énergie d'un photon en fonction de $\lambda$. Calculer cette énergie en joule, puis en électronvolt, pour $\lambda = 450~\text{nm}$.
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Établir, par un bilan d'énergie, l'expression de l'énergie cinétique maximale $E_c$ d'un électron arraché de la cathode. Calculer sa valeur en électronvolt.
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Calculer la vitesse maximale de ces électrons à la sortie de la cathode.
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Déterminer la fréquence seuil $\nu_0$ et la longueur d'onde seuil $\lambda_0$ de ce métal. Indiquer si une lumière rouge de longueur d'onde $650~\text{nm}$ provoque l'effet photoélectrique, même avec une grande intensité lumineuse. Justifier.
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La puissance lumineuse reçue par la cathode est $P = 2{,}0~\text{mW}$ à $450~\text{nm}$. Calculer le nombre de photons reçus par seconde.
Circuit RC
Quand tu charges un téléphone, ou quand le flash d'un appareil photo se recharge, un condensateur stocke de l'énergie. Un condensateur de capacité $C$ (en farads) chargé sous la tension $u_C$ porte la charge $q = C\,u_C$. Le courant est $i = \dfrac{\mathrm{d}q}{\mathrm{d}t} = C\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}$.
Charge
Un condensateur initialement déchargé est relié à $t=0$ à un générateur de tension $E$ à travers un conducteur ohmique de résistance $R$. On établit l'équation différentielle :
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Loi des mailles : $E = u_R + u_C$.
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Loi d'Ohm : $u_R = R\,i = RC\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t}$.
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Donc :
On pose $\tau = RC$ ; l'équation s'écrit $\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + \dfrac{u_C}{\tau} = \dfrac{E}{\tau}$.
Sa solution, avec $u_C(0)=0$, est :
La tangente à l'origine coupe l'asymptote $u_C = E$ à $t = \tau$ : c'est une méthode graphique pour trouver $\tau$.
Décharge
Si on court-circuite le condensateur chargé (tension $E$) à travers $R$, la loi des mailles donne $RC\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + u_C = 0$, de solution $u_C(t) = E\,\mathrm{e}^{-t/\tau}$. La tension tend vers 0, avec 37 % de $E$ restant à $t=\tau$.
Les capteurs capacitifs (écrans tactiles, détecteurs de niveau) exploitent la variation de $C$, donc de $\tau$, quand le doigt ou le liquide change la géométrie du condensateur.
On étudie la charge d'un condensateur de capacité $C = 47~\mu\text{F}$ à travers un conducteur ohmique de résistance $R = 10~\text{k}\Omega$. Le condensateur,…
On étudie la charge d'un condensateur de capacité $C = 47~\mu\text{F}$ à travers un conducteur ohmique de résistance $R = 10~\text{k}\Omega$. Le condensateur, initialement déchargé, est relié à un générateur idéal de tension continue $E = 6{,}0~\text{V}$ à l'instant $t = 0$. On enregistre la tension $u_C$ aux bornes du condensateur.
| $t$ (s) | 0 | 0,25 | 0,50 | 1,00 | 1,50 | 2,00 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| $u_C$ (V) | 0 | 2,48 | 3,93 | 5,29 | 5,75 | 5,92 |
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Établir l'équation différentielle vérifiée par $u_C(t)$ lors de la charge.
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Vérifier que $u_C(t) = E\left(1 - e^{-t/\tau}\right)$ est solution de cette équation, avec $\tau = RC$. Calculer la valeur attendue de $\tau$.
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Déterminer la durée au bout de laquelle la tension aux bornes du condensateur atteint 95 % de la valeur $E$.
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On teste la loi exponentielle avec Python : si le modèle est correct, $\ln\left(1 - u_C/E\right)$ est une fonction affine de $t$ de pente $-1/\tau$. Compléter les deux lignes repérées par
# À COMPLÉTER.
import numpy as np
E = 6.0
t = np.array([0, 0.25, 0.50, 1.00, 1.50])
u = np.array([0, 2.48, 3.93, 5.29, 5.75])
y = ... # À COMPLÉTER : ln(1 - u/E)
pente, ordonnee = np.polyfit(t, y, 1)
tau = ... # À COMPLÉTER : déduire tau de la pente
print(f"tau = {tau:.2f} s")
- Calculer l'énergie emmagasinée par le condensateur à la fin de la charge, en utilisant $\mathcal{E} = \dfrac{1}{2}CE^2$.
Lunette afocale
Pour observer la Lune ou une planète, un club d'astronomie utilise une lunette. Une lunette afocale est formée de deux lentilles minces convergentes : l'objectif (grande distance focale $f_1$) et l'oculaire (petite distance focale $f_2$). Le foyer image de l'objectif $F_1'$ coïncide avec le foyer objet de l'oculaire $F_2$ : un objet à l'infini donne une image à l'infini. L'œil observe sans accommoder.
L'objet vu sous l'angle $\theta$ a, dans le plan focal de l'objectif, une image intermédiaire de taille $A_1B_1 \approx f_1\,\theta$ (petits angles). L'oculaire voit cette image sous l'angle $\theta' = \dfrac{A_1B_1}{f_2}$. Le grossissement est le rapport des angles :
Pour que $G$ soit grand, il faut un objectif de grande distance focale et un oculaire de petite distance focale.
Limite de résolution
L'objectif de diamètre $D_o$ est une ouverture circulaire : il diffracte la lumière. L'écart angulaire minimal que la lunette peut séparer est de l'ordre de $\theta_{\min} \approx \dfrac{\lambda}{D_o}$. Grossir davantage au-delà de cette limite ne montre aucun nouveau détail.
Un club d'astronomie du Cantal observe le ciel avec une lunette afocale constituée de deux lentilles minces convergentes : un objectif de distance focale…
Un club d'astronomie du Cantal observe le ciel avec une lunette afocale constituée de deux lentilles minces convergentes : un objectif de distance focale $f_1 = 1\,000~\text{mm}$ et de diamètre $D_o = 100~\text{mm}$, et un oculaire de distance focale $f_2 = 25~\text{mm}$. Le foyer image de l'objectif coïncide avec le foyer objet de l'oculaire.
Données : pouvoir séparateur de l'œil, $\theta_{\text{œil}} = 3{,}0\times10^{-4}~\text{rad}$ ; longueur d'onde moyenne de la lumière visible, $\lambda = 550~\text{nm}$ ; diamètre angulaire de la Lune, $\theta_L = 9{,}0\times10^{-3}~\text{rad}$.
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Réaliser un schéma de la lunette (sans souci d'échelle) et tracer la marche d'un faisceau lumineux issu d'un point d'un objet très éloigné, faisant un angle $\theta$ avec l'axe optique. Justifier que l'image finale est rejetée à l'infini.
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Établir, dans l'approximation des petits angles, l'expression du grossissement $G = \dfrac{\theta'}{\theta} = \dfrac{f_1}{f_2}$, puis calculer sa valeur.
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Calculer le diamètre angulaire $\theta'$ sous lequel la Lune est observée à travers la lunette, et la longueur de la lunette.
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On souhaite séparer deux étoiles d'une étoile double dont l'écart angulaire est $\theta_E = 1{,}0\times10^{-5}~\text{rad}$. En assimilant l'objectif à une ouverture de largeur $D_o$, la diffraction limite l'écart angulaire minimal résolu à $\theta_d = \lambda/D_o$. Déterminer si la lunette permet effectivement d'observer séparément les deux étoiles. Justifier en comparant des écarts angulaires.
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On remplace l'oculaire par un oculaire de focale $f_2' = 10~\text{mm}$. Expliquer si cela améliore la séparation des deux étoiles par rapport à la question précédente.
L'essentiel
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Son : $L = 10\log(I/I_0)$ avec $I_0 = 1{,}0\times10^{-12}\ \mathrm{W\cdot m^{-2}}$ ; pour une source ponctuelle, $I = P/(4\pi d^2)$ (atténuation géométrique).
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Diffraction : $\theta = \lambda/a$ ; la tache centrale a pour largeur $\ell = 2\lambda D/a$.
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Interférences (sources en phase) : constructives si $\delta = k\lambda$, destructives si $\delta = (k+\tfrac12)\lambda$ ; trous d'Young : $i = \lambda D/b$.
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Effet Doppler (émetteur mobile) : $f_R = f_E\,v/(v \mp v_E)$ ; signe $-$ pour un rapprochement.
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Photon : $E = h\nu = hc/\lambda$ ; effet photoélectrique : $E_c = h\nu - W$, avec fréquence seuil $\nu_0 = W/h$.
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Circuit RC : $RC\,\dfrac{\mathrm{d}u_C}{\mathrm{d}t} + u_C = E$, $u_C = E(1-\mathrm{e}^{-t/\tau})$, $\tau = RC$.
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Lunette afocale : $G = \theta'/\theta = f_1/f_2$.