Indicateurs de développement et de bien-être
Un pays peut voir son PIB grimper alors que l'air y devient irrespirable, que l'espérance de vie stagne et que les jeunes partent. À l'inverse, un pays au revenu plus modeste peut offrir à ses habitants une meilleure santé et une meilleure éducation. Croître et mieux vivre, est-ce la même chose ? Comment mesurer ce que le PIB ne voit pas ?
Croissance et développement
La croissance est une condition utile du développement (elle finance écoles et hôpitaux), mais elle n'est ni suffisante ni toujours nécessaire à lui seule : tout dépend de la façon dont la richesse est répartie et produite.
L'économiste Amartya Sen propose de définir le développement comme l'élargissement des capabilités : les libertés réelles dont disposent les personnes pour lire, vivre en bonne santé, participer à la vie collective et choisir leur projet de vie. Une personne qui a un revenu élevé mais vit sous un régime sans libertés, ou sans accès aux soins, n'est pas réellement « développée ».
Expliquer la différence entre croissance économique et développement. Le PIB d'un pays peut-il croître sans que la vie de la majorité s'améliore ? Donner un exemple…
Expliquer la différence entre croissance économique et développement. Le PIB d'un pays peut-il croître sans que la vie de la majorité s'améliore ? Donner un exemple argumenté.
Expliquer avec vos propres mots ce qu'est le développement d'un pays et quelles dimensions il inclut en plus du revenu (santé, éducation, libertés, environnement).…
Expliquer avec vos propres mots ce qu'est le développement d'un pays et quelles dimensions il inclut en plus du revenu (santé, éducation, libertés, environnement). Pourquoi dit-on que le développement est « multidimensionnel » ?
Les approches du développement parlent d'élargir les « capabilités » et les libertés réelles des personnes : pouvoir lire, vivre en bonne santé, participer, choisir son…
Les approches du développement parlent d'élargir les « capabilités » et les libertés réelles des personnes : pouvoir lire, vivre en bonne santé, participer, choisir son projet de vie. Expliquer à l'aide d'un exemple pourquoi une personne qui a un revenu mais pas de liberté ou pas de santé n'est pas réellement « développée ».
L'indice de développement humain (IDH)
Pour dépasser le seul PIB, le PNUD (programme des Nations unies pour le développement) a construit l'IDH, un indice synthétique : un nombre unique qui résume plusieurs indicateurs.
Pourquoi l'éducation et la santé sont-elles dans l'indice ? Parce qu'elles sont à la fois un signe et une cause du développement : une population instruite et en bonne santé est plus productive, donc gagne davantage plus tard, et peut financer encore plus d'école et de soins. L'espérance de vie à la naissance, par exemple, résume les conditions sanitaires, l'alimentation et les inégalités d'un pays.
Que mesure l'indice de développement humain (IDH) et quelles trois dimensions combine-t-il ? Expliquer pourquoi il est considéré comme une mesure plus complète que le…
Que mesure l'indice de développement humain (IDH) et quelles trois dimensions combine-t-il ? Expliquer pourquoi il est considéré comme une mesure plus complète que le PIB par habitant.
Que mesure l'espérance de vie à la naissance et que nous apprend-elle sur un pays ? Deux pays ayant le même revenu par habitant ont des espérances de vie de $74$ et $83$…
Que mesure l'espérance de vie à la naissance et que nous apprend-elle sur un pays ? Deux pays ayant le même revenu par habitant ont des espérances de vie de $74$ et $83$ ans : quelle hypothèse feriez-vous sur leurs systèmes de santé, leur alimentation ou leurs inégalités ?
Deux pays imaginaires : Kolia a un revenu par habitant de $40\,000\ \text{€}$ et un IDH moyen ; Osia a $28\,000\ \text{€}$ et un IDH très élevé. a) Comment cette…
Deux pays imaginaires : Kolia a un revenu par habitant de $40\,000\ \text{€}$ et un IDH moyen ; Osia a $28\,000\ \text{€}$ et un IDH très élevé.
- a) Comment cette combinaison est-elle possible ? Expliquer ce qu'Osia fait probablement bien.
- b) Dans quel pays choisiriez-vous de vivre et quel critère suivez-vous pour en décider ?
Ce que le PIB laisse de côté
Les limites écologiques
La croissance se heurte à des limites écologiques : épuisement des ressources, pollution, réchauffement climatique. Le PIB ne retranche pas la valeur de ces destructions. L'innovation (énergies renouvelables, efficacité énergétique) peut repousser ces limites, mais pas forcément les supprimer. Ce thème est approfondi dans la page consacrée à la croissance soutenable.
Nommer trois indicateurs de qualité de vie autres que le PIB (liés, par exemple, à la santé, à l'éducation, à l'environnement ou au temps libre) et expliquer ce que…
Nommer trois indicateurs de qualité de vie autres que le PIB (liés, par exemple, à la santé, à l'éducation, à l'environnement ou au temps libre) et expliquer ce que chacun apporte que le PIB ne prend pas en compte.
Donner trois raisons pour lesquelles le PIB ne mesure pas bien le bien-être, en pensant au travail non rémunéré, à l'économie souterraine et aux dommages…
Donner trois raisons pour lesquelles le PIB ne mesure pas bien le bien-être, en pensant au travail non rémunéré, à l'économie souterraine et aux dommages environnementaux. Pour chacune, expliquer à l'aide d'un exemple comment elle fausse la mesure.
Un tremblement de terre détruit une partie d'une ville. L'année suivante, le PIB de la région augmente fortement grâce à la reconstruction. a) Expliquer pourquoi le PIB…
Un tremblement de terre détruit une partie d'une ville. L'année suivante, le PIB de la région augmente fortement grâce à la reconstruction.
- a) Expliquer pourquoi le PIB croît alors que les habitants sont moins bien lotis qu'avant le tremblement de terre : que compte le PIB et que ne compte-t-il pas ?
- b) Quel indicateur complémentaire refléterait mieux la situation (richesse ou patrimoine détruit, bien-être perçu) ? Justifier la réponse.
Si deux voisines gardent chacune leurs propres enfants, le PIB n'enregistre rien ; si elles décident de se payer mutuellement pour garder les enfants de l'autre, le PIB…
Si deux voisines gardent chacune leurs propres enfants, le PIB n'enregistre rien ; si elles décident de se payer mutuellement pour garder les enfants de l'autre, le PIB augmente, bien que le travail réalisé soit le même.
- a) Expliquer le paradoxe et ce qu'il révèle sur ce que mesure le PIB (les transactions marchandes).
- b) Expliquer comment cela affecte les comparaisons du PIB entre pays ou entre époques où la participation des femmes à l'emploi rémunéré diffère.
D'autres indicateurs de bien-être
Autres indicateurs complémentaires du PIB :
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Espérance de vie et accès aux soins.
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Durée de scolarisation et taux d'alphabétisation (part des adultes sachant lire et écrire).
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Coefficient de Gini et courbe de Lorenz : inégalités de répartition des revenus.
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Indicateurs subjectifs : satisfaction de vie déclarée dans des enquêtes.
L'empreinte carbone ne dit rien de la vie d'aujourd'hui, mais elle renseigne sur ce qui sera possible demain : les émissions actuelles dégradent le climat dont hériteront les générations futures.
Le pays B a le revenu le plus faible des trois (28 000 €) mais le meilleur indice de qualité de vie (88). Le pays A, avec le revenu le plus élevé (40 000 €) mais un indice de seulement 62, « achète » peu de qualité de vie avec son revenu : on peut y soupçonner de fortes inégalités, une pollution élevée ou des services publics défaillants.
Un classement dépend de jugements de valeur
Pour classer des pays, il faut pondérer les dimensions : compte-t-on la santé autant que le revenu ? Ce choix est un jugement de valeur, pas un fait. Deux classements construits avec des pondérations différentes peuvent donc diverger, et c'est pourquoi il faut toujours préciser les indicateurs retenus et leurs poids.
Bien-être subjectif et revenu relatif
Les enquêtes de satisfaction de vie montrent que le bien-être augmente avec le revenu, mais de moins en moins vite (utilité marginale décroissante : $1\,000\ €$ de plus changent beaucoup la vie d'un foyer pauvre, très peu celle d'un foyer aisé). Le paradoxe d'Easterlin observe qu'à partir d'un certain niveau, la satisfaction moyenne d'un pays n'augmente plus guère avec le PIB. Une explication : ce qui compte est aussi le revenu relatif, c'est-à-dire sa position par rapport aux autres, notamment pour les biens dits positionnels (logement bien situé, statut).
Que mesurent le taux d'alphabétisation et la durée moyenne de scolarisation ? Expliquer pourquoi l'éducation est à la fois un signe de développement et l'une de ses…
Que mesurent le taux d'alphabétisation et la durée moyenne de scolarisation ? Expliquer pourquoi l'éducation est à la fois un signe de développement et l'une de ses causes : quelle chaîne la relie au revenu futur ?
Que mesure l'empreinte carbone par habitant ? Expliquer pourquoi les indicateurs environnementaux font partie du bien-être futur même s'ils ne mesurent pas la vie…
Que mesure l'empreinte carbone par habitant ? Expliquer pourquoi les indicateurs environnementaux font partie du bien-être futur même s'ils ne mesurent pas la vie d'aujourd'hui : quel lien y a-t-il entre les émissions actuelles et le développement des générations futures ?
La figure compare trois pays imaginaires à l'aide de deux indicateurs : le revenu par habitant en milliers d'euros (barres) et le score d'un indice de qualité de vie de…
La figure compare trois pays imaginaires à l'aide de deux indicateurs : le revenu par habitant en milliers d'euros (barres) et le score d'un indice de qualité de vie de $0$ à $100$ (points).
- a) Quel pays a la meilleure combinaison de revenu et de qualité de vie ? Justifier à l'aide du graphique.
- b) Quel pays semble « acheter » peu de qualité de vie avec son revenu ? Qu'est-ce qui pourrait dysfonctionner dans ce pays ?
Trois pays fictifs : Alia a un revenu par habitant de $30\,000\ \text{€}$, une espérance de vie de $80$ ans et $12$ années moyennes de scolarisation ; Bora a…
Trois pays fictifs : Alia a un revenu par habitant de $30\,000\ \text{€}$, une espérance de vie de $80$ ans et $12$ années moyennes de scolarisation ; Bora a $24\,000\ \text{€}$, $82$ ans et $14$ de scolarisation ; Cira a $34\,000\ \text{€}$, $76$ ans et $10$ de scolarisation.
- a) Construire un classement de développement argumenté et expliquer comment vous avez pondéré le revenu, la santé et l'éducation.
- b) Quel jugement de valeur avez-vous porté en pondérant ? Comparer votre classement avec un classement fondé uniquement sur le revenu et commenter les différences.
Évaluer le développement d'un territoire
Comment juger si une ville, une région ou un pays est « développé » ? Une méthode en trois temps :
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Choisir des données objectives pour chaque dimension : santé (espérance de vie), éducation (taux de diplômés), environnement (qualité de l'air), cohésion (taux de pauvreté, Gini), sécurité.
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Ajouter des données subjectives : une enquête auprès des habitants (« Êtes-vous satisfait de votre vie ? », « Vous sentez-vous en sécurité ? »). Elles comptent car deux situations objectivement proches peuvent être vécues très différemment.
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Pondérer et justifier : expliquer les poids choisis, en sachant que c'est un jugement de valeur, et signaler les difficultés pratiques (données manquantes, comparabilité, coût de collecte).
Quand la croissance ne suffit pas : trois situations
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Un territoire minier : PIB local élevé, mais air pollué, faible espérance de vie, jeunes qui partent. Le développement est faible malgré la croissance. Pistes : dépolluer et diversifier progressivement l'activité, investir dans la formation et la santé.
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Un pays qui a grandi grâce à de bas salaires : quand les salaires montent, les firmes multinationales délocalisent vers des pays moins chers et la croissance stagne. Pour poursuivre la convergence, il faut passer à des activités à plus forte valeur ajoutée (capital humain, innovation, institutions).
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La fuite des cerveaux : quand les diplômés partent, les transferts de fonds des émigrés soutiennent la consommation des familles, mais le pays perd le capital humain qu'il a financé, ce qui pèse sur la santé et l'innovation locales.
Un modèle de croissance qui a réussi à une époque (industrie à main-d'œuvre bon marché, tourisme de masse, émigration) ne se transpose pas mécaniquement à une autre : le contexte mondial et les ressources du pays changent.
Deux pays : l'un a un revenu élevé, un air très pollué et des journées de travail très longues ; l'autre, un revenu moyen, un air pur et davantage de temps libre. a)…
Deux pays : l'un a un revenu élevé, un air très pollué et des journées de travail très longues ; l'autre, un revenu moyen, un air pur et davantage de temps libre.
- a) Quels indicateurs demanderiez-vous, en plus du revenu, pour décider où vivre ? Justifier chacun d'eux.
- b) Expliquer pourquoi cette décision mêle des données et des jugements personnels, et ce que cela dit des classements du « meilleur pays où vivre ».
On vous charge d'évaluer si votre ville est « développée » au-delà de son revenu. a) Proposer quatre données objectives que vous recueilleriez (santé, éducation,…
On vous charge d'évaluer si votre ville est « développée » au-delà de son revenu.
- a) Proposer quatre données objectives que vous recueilleriez (santé, éducation, environnement, sécurité ou cohésion) et expliquer ce qu'apporte chacune.
- b) Ajouter une enquête auprès des habitants : quelles deux questions poseriez-vous sur leur vie et pourquoi les données subjectives comptent-elles aussi ?
Un territoire vit d'une mine très polluante : le PIB local est élevé, mais l'air est mauvais, l'espérance de vie est faible et les jeunes partent. a) Évaluer le «…
Un territoire vit d'une mine très polluante : le PIB local est élevé, mais l'air est mauvais, l'espérance de vie est faible et les jeunes partent.
- a) Évaluer le « bien-être » du territoire à l'aide de plusieurs indicateurs, pas seulement économiques.
- b) Proposer deux mesures pour améliorer son développement sans arrêter brutalement l'activité.
Concevoir un indice de qualité de vie pour votre ville. a) Choisir cinq variables (avec leur unité de mesure) et expliquer pourquoi chacune mérite de figurer dans…
Concevoir un indice de qualité de vie pour votre ville.
- a) Choisir cinq variables (avec leur unité de mesure) et expliquer pourquoi chacune mérite de figurer dans l'indice.
- b) Comment les pondéreriez-vous ? Justifier la décision et mentionner une difficulté pratique pour recueillir les données.
Observer les données suivantes concernant trois pays en 2023 : Pays A : PIB par habitant = 46 000 € ; indice de Gini = 0,39 ; satisfaction de vie moyenne = 6,2 sur 10.…
Observer les données suivantes concernant trois pays en 2023 :
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Pays A : PIB par habitant = 46 000 € ; indice de Gini = 0,39 ; satisfaction de vie moyenne = 6,2 sur 10.
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Pays B : PIB par habitant = 29 000 € ; indice de Gini = 0,24 ; satisfaction de vie moyenne = 7,5 sur 10.
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Pays C : PIB par habitant = 2 800 € ; indice de Gini = 0,44 ; satisfaction de vie moyenne = 3,9 sur 10.
- a) Utiliser le paradoxe d'Easterlin et la loi de l'utilité marginale décroissante du revenu pour expliquer pourquoi l'écart de revenu entre le pays C et le pays B entraîne une hausse substantielle du bien-être subjectif, alors qu'entre le pays B et le pays A la relation semble s'inverser.
- b) Un analyste affirme : « Pour atteindre la satisfaction de vie du pays B, le pays A doit simplement accélérer sa croissance économique. » Réfuter son affirmation en proposant au moins deux dimensions du développement (en vous appuyant sur des indicateurs comme l'IDH ou l'Indice du vivre mieux de l'OCDE) que le PIB ne reflète pas et qui expliquent cette différence.
Le pays fictif « Austral » est parvenu à multiplier par quatre son PIB par habitant en deux décennies en attirant des usines étrangères d'assemblage textile et en…
Le pays fictif « Austral » est parvenu à multiplier par quatre son PIB par habitant en deux décennies en attirant des usines étrangères d'assemblage textile et en pratiquant des salaires très bas. Cependant, ces dix dernières années, ses salaires ont augmenté par rapport à ceux des pays voisins plus pauvres, les multinationales commencent à délocaliser et la croissance stagne à 0,8 % par an, sans parvenir à converger vers les pays à revenu élevé.
- a) Diagnostiquer pourquoi les avantages compétitifs qui ont permis à Austral de sortir de l'extrême pauvreté ne sont plus efficaces pour continuer à croître (le « piège du revenu intermédiaire »).
- b) Concevoir deux politiques structurelles pour sortir de cette stagnation et justifier pourquoi ces réformes comportent des difficultés techniques plus grandes et un coût politique plus élevé à court terme que les mesures initiales d'ouverture à la maquila.
Imaginer deux sociétés avec des prix et un coût de la vie identiques : Dans la société A, votre salaire annuel net est de 38 000 € et le salaire moyen de vos concitoyens…
Imaginer deux sociétés avec des prix et un coût de la vie identiques :
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Dans la société A, votre salaire annuel net est de 38 000 € et le salaire moyen de vos concitoyens est de 24 000 €.
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Dans la société B, votre salaire annuel net est de 52 000 € et le salaire moyen de vos concitoyens est de 75 000 €.
- a) Prévoir dans laquelle des deux sociétés une personne moyenne tendrait à déclarer la plus grande satisfaction de vie selon l'hypothèse du revenu relatif et expliquer le mécanisme économique qui le justifie (biens positionnels ou « course au statut »).
- b) Si le bien-être individuel dépend fortement de la position relative et pas seulement du niveau absolu de consommation, quel dilemme cela pose-t-il à une politique économique centrée exclusivement sur la maximisation du PIB ? Justifier quel rôle correcteur pourraient jouer les impôts progressifs dans ce scénario.
Le chef d'un gouvernement déclare lors du débat budgétaire : « Notre priorité économique absolue doit être que le PIB croisse de plus de 3 %, car lorsque le PIB…
Le chef d'un gouvernement déclare lors du débat budgétaire : « Notre priorité économique absolue doit être que le PIB croisse de plus de 3 %, car lorsque le PIB augmente, le bien-être social et la soutenabilité d'un pays sont automatiquement garantis. »
- a) Réfuter l'affirmation du chef du gouvernement en présentant deux exemples précis où une hausse du PIB provoque ou masque une dégradation réelle de la qualité de vie des citoyens.
- b) Si le PIB présente des limites aussi bien connues pour mesurer le bien-être, pourquoi les ministères de l'Économie et les organismes internationaux continuent-ils à l'utiliser comme indicateur macroéconomique central ? Justifier au moins deux avantages opérationnels du PIB par rapport aux indices synthétiques de qualité de vie.
- c) Concevoir un tableau de bord alternatif avec trois indicateurs non monétaires clés et expliquer quelles difficultés pratiques de mesure ou de périodicité le gouvernement rencontrerait en cherchant à gouverner en s'appuyant sur eux.
Le pays de San Marcos consacre 5 % de ses ressources publiques au financement des universités et des hôpitaux universitaires. Pourtant, 60 % de ses diplômés en médecine…
Le pays de San Marcos consacre 5 % de ses ressources publiques au financement des universités et des hôpitaux universitaires. Pourtant, 60 % de ses diplômés en médecine et 50 % de ses ingénieurs émigrent vers des économies avancées peu après l'obtention de leur diplôme. Les transferts de fonds qu'ils envoient représentent déjà 11 % du PIB national et soutiennent la consommation immédiate de leurs familles, mais les centres de santé ruraux du pays souffrent d'un déficit critique de personnel et aucune industrie technologique locale ne décolle.
- a) Évaluer si ce flux migratoire favorise le développement à long terme ou perpétue un piège de dépendance économique. Justifier votre réponse en analysant le coût d'opportunité du capital humain perdu face à l'effet multiplicateur de l'argent des transferts de fonds.
- b) Pour résoudre le problème, un député propose de confisquer 25 % des transferts de fonds et de retenir les diplômes universitaires pendant cinq ans. Écarter cette proposition comme inefficace et concevoir deux politiques alternatives (l'une orientée vers des accords de coopération avec les pays d'accueil et l'autre vers des incitations professionnelles internes) qui augmentent le capital humain sans violer les droits.
Une équipe de conseillers propose à un pays à faible revenu de reproduire point par point la stratégie économique suivie par l'Espagne entre 1959 et 1985 pour atteindre…
Une équipe de conseillers propose à un pays à faible revenu de reproduire point par point la stratégie économique suivie par l'Espagne entre 1959 et 1985 pour atteindre le développement : promouvoir massivement l'industrie manufacturière traditionnelle d'exportation, intensive en main-d'œuvre bon marché, attirer un tourisme de masse à bas coût et favoriser l'émigration de travailleurs vers les pays voisins afin de capter des devises.
- a) Expliquer pourquoi deux des piliers de la croissance espagnole de cette période fonctionneraient difficilement aujourd'hui dans une économie en développement, en tenant compte de facteurs mondiaux actuels comme l'automatisation industrielle, le changement climatique ou les chaînes de valeur mondiales.
- b) Identifier deux réformes institutionnelles ou d'accumulation de capital (humain, technologique ou réglementaire) du cas espagnol qui restent pleinement valables, et justifier comment ce pays devrait les adapter aujourd'hui pour éviter un modèle de croissance vulnérable ou insoutenable.
Retour au début : un pays dont le PIB augmente mais où l'air est pollué et la vie moins bonne connaît la croissance sans le développement. Pour juger de son bien-être réel, il faut regarder l'IDH, les inégalités, l'empreinte écologique et le bien-être ressenti, pas seulement le PIB.