Les fluctuations économiques et les cycles
Après le choc de 2008 puis celui de 2020, les journaux parlent sans cesse de « conjoncture » : l'activité ralentit, rebondit, repart… Aucune économie ne croît en ligne droite. Comment reconnaître la phase dans laquelle on se trouve, d'où viennent les retournements, et que peut faire l'action publique pour les atténuer ? Réponse à la fin de la page.
Tendance, conjoncture et phases du cycle
La tendance est l'évolution de long terme du PIB : c'est le rythme de croissance que l'économie peut soutenir durablement (le PIB potentiel). La conjoncture est la situation de l'économie à court terme. Les fluctuations de l'activité autour de la tendance forment un cycle économique.
Expliquer ce qu'est un cycle économique et nommer ses quatre phases, en décrivant en une phrase ce qui se passe pour l'activité dans chacune d'elles.
Expliquer ce qu'est un cycle économique et nommer ses quatre phases, en décrivant en une phrase ce qui se passe pour l'activité dans chacune d'elles.
La figure représente l'évolution du PIB d'un pays au fil du temps : la ligne en pointillés est la tendance de croissance à long terme et la courbe, la trajectoire réelle…
La figure représente l'évolution du PIB d'un pays au fil du temps : la ligne en pointillés est la tendance de croissance à long terme et la courbe, la trajectoire réelle de l'activité. Un point de la courbe est marqué d'un point d'interrogation.
- a) À quelle phase du cycle correspond le point marqué ? Justifier la réponse.
- b) Décrire ce qui se passe pour l'emploi et pour l'investissement dans cette phase et dans la phase suivante.
Expliquer la différence entre la tendance de croissance à long terme d'une économie (son PIB potentiel) et les oscillations du cycle économique autour de celle-ci.…
Expliquer la différence entre la tendance de croissance à long terme d'une économie (son PIB potentiel) et les oscillations du cycle économique autour de celle-ci. Qu'est-ce que l'écart de production et que signifie le fait qu'il soit négatif ?
Récession, dépression et indicateurs
Chaque phase a ses effets typiques :
| Chômage | Inflation | Bénéfices des entreprises | |
|---|---|---|---|
| Expansion | baisse | tend à monter | augmentent |
| Récession | augmente | tend à baisser | diminuent |
Pourquoi ? En expansion, la demande est forte : les entreprises embauchent, vendent plus et peuvent relever leurs prix. En récession, la demande faiblit et tout s'inverse.
Associer chaque titre à la phase du cycle qu'il décrit le mieux et justifier votre choix : « Record de créations d'emplois et les entreprises n'arrivent plus à suivre »,…
Associer chaque titre à la phase du cycle qu'il décrit le mieux et justifier votre choix : « Record de créations d'emplois et les entreprises n'arrivent plus à suivre », « $300$ entreprises ferment chaque mois et le chômage ne cesse de monter », « L'économie est en croissance depuis deux ans et l'investissement des entreprises repart fortement ».
Expliquer la différence entre récession et dépression économique. Indiquer quelle règle simple les économistes utilisent pour parler de récession technique et donner un…
Expliquer la différence entre récession et dépression économique. Indiquer quelle règle simple les économistes utilisent pour parler de récession technique et donner un exemple de chacune que vous connaissez (de récession et de dépression).
Expliquer ce que sont les indicateurs avancés du cycle économique et à quoi ils servent. Commenter trois exemples (immatriculations de voitures, permis de construire,…
Expliquer ce que sont les indicateurs avancés du cycle économique et à quoi ils servent. Commenter trois exemples (immatriculations de voitures, permis de construire, confiance des consommateurs) et expliquer pourquoi ils évoluent avant l'activité générale.
Décrire comment se comportent normalement ces trois variables pendant une expansion et pendant une récession : le chômage, l'inflation et les bénéfices des entreprises.…
Décrire comment se comportent normalement ces trois variables pendant une expansion et pendant une récession : le chômage, l'inflation et les bénéfices des entreprises. Justifier chaque réponse en une phrase.
Le taux de variation annuel du PIB d'Arta sur sept années consécutives a été : $+3\ \%$, $+2,5\ \%$, $+1\ \%$, $-1\ \%$, $-2\ \%$, $+0,5\ \%$ et $+2\ \%$. a) Identifier…
Le taux de variation annuel du PIB d'Arta sur sept années consécutives a été : $+3\ \%$, $+2,5\ \%$, $+1\ \%$, $-1\ \%$, $-2\ \%$, $+0,5\ \%$ et $+2\ \%$.
- a) Identifier en quelle année commence la récession et en quelle année le creux est atteint.
- b) Situer les phases d'expansion, de récession et de reprise dans la série et expliquer ce qui arrive au niveau du PIB pendant les années de taux négatifs.
Le niveau du PIB de Meridia sur sept années consécutives a été : $100$, $104$, $106$, $104$, $101$, $103$ et $107$ (indice, année 1 = $= 100$). a) Calculer le taux de…
Le niveau du PIB de Meridia sur sept années consécutives a été : $100$, $104$, $106$, $104$, $101$, $103$ et $107$ (indice, année 1 = $= 100$).
- a) Calculer le taux de variation du PIB de chaque année par rapport à la précédente.
- b) Identifier en quelle année le pic est atteint et en quelle année le creux du cycle.
- c) Combien d'années la récession a-t-elle duré ? Expliquer la différence entre un taux de variation négatif et le fait qu'il redevienne positif.
Chocs de demande et chocs d'offre
Les cycles se répètent, mais aucun n'est identique au précédent. Expliquer pourquoi on dit que l'histoire économique « ne se répète pas, mais rime » : qu'ont en commun…
Les cycles se répètent, mais aucun n'est identique au précédent. Expliquer pourquoi on dit que l'histoire économique « ne se répète pas, mais rime » : qu'ont en commun les différentes crises et en quoi diffèrent-elles (cause déclenchante, durée, secteurs touchés) ?
Classer chaque information comme choc d'offre ou choc de demande et expliquer son effet sur l'activité économique : une sécheresse mondiale qui renchérit les denrées…
Classer chaque information comme choc d'offre ou choc de demande et expliquer son effet sur l'activité économique : une sécheresse mondiale qui renchérit les denrées alimentaires, un effondrement de la confiance des consommateurs après une crise financière et une nouvelle technologie qui réduit le coût de production des batteries.
À Meridia, durant la dernière expansion, l'inflation tournait autour de $3\ \%$ ; à l'entrée en récession, elle est tombée à $0,5\ \%$. a) Expliquer pourquoi l'inflation…
À Meridia, durant la dernière expansion, l'inflation tournait autour de $3\ \%$ ; à l'entrée en récession, elle est tombée à $0,5\ \%$.
- a) Expliquer pourquoi l'inflation a tendance à monter pendant les expansions et à baisser pendant les récessions (la relier à la demande).
- b) Expliquer ce qu'est la stagflation et pourquoi un choc d'offre (comme un renchérissement brutal de l'énergie) peut produire de l'inflation et une récession à la fois.
Comparer ces deux crises : celle de 2008, qui a commencé par l'éclatement d'une bulle immobilière et une crise financière, et celle de 2020, provoquée par une pandémie…
Comparer ces deux crises : celle de 2008, qui a commencé par l'éclatement d'une bulle immobilière et une crise financière, et celle de 2020, provoquée par une pandémie qui a obligé à fermer des secteurs entiers.
- a) Classer chaque crise comme choc de demande, choc d'offre ou choc mixte, et le justifier.
- b) Expliquer pourquoi la crise de la pandémie était plus difficile à traiter avec les politiques habituelles de soutien de la demande.
- c) Commenter les mesures spécifiques mises en place en 2020 (aides directes, activité partielle) et leur objectif.
L'économie de Meridia fait face à un scénario complexe : le taux d'inflation s'établit à 6,5 % en raison d'un choc d'offre énergétique, tandis que le PIB enchaîne deux…
L'économie de Meridia fait face à un scénario complexe : le taux d'inflation s'établit à 6,5 % en raison d'un choc d'offre énergétique, tandis que le PIB enchaîne deux trimestres consécutifs de baisse (-1,5 %).
- a) Si le gouvernement adopte un important plan de dépenses publiques et de baisses d'impôts pour lutter contre la récession pendant que la banque centrale réduit ses taux d'intérêt pour rendre le crédit moins cher, prédire les effets de cette coordination expansionniste sur la croissance, l'inflation et la balance commerciale.
- b) Expliquer le dilemme précis auquel la banque centrale est confrontée dans ce contexte de stagflation : pourquoi les outils traditionnels de stabilisation conjoncturelle créent-ils un conflit inévitable entre l'objectif de croissance et celui de stabilité des prix face à un choc d'offre ?
- c) Concevoir une combinaison alternative de politiques (policy mix) qui permette d'amortir l'impact de la récession sur les ménages les plus vulnérables sans alimenter une spirale inflationniste ni épuiser la marge d'endettement public de l'État. Justifier les instruments choisis.
Cycle et chômage conjoncturel
Les remèdes diffèrent : contre le chômage conjoncturel, on soutient la demande globale ; contre le chômage structurel, on agit par la formation, la reconversion et l'amélioration de l'appariement. Soutenir la demande ne réapprendra pas un métier à un employé dont le poste a disparu.
Activité et emploi : une relation qui n'est pas proportionnelle
Le chômage ne varie pas forcément au même rythme que le PIB. La loi d'Okun décrit une relation empirique : quand la croissance passe sous son rythme tendanciel, le taux de chômage augmente, mais l'ampleur dépend du pays. Trois raisons expliquent les écarts. D'abord la dualité du marché du travail : si beaucoup d'emplois sont en CDD ou en intérim, les entreprises ajustent vite leurs effectifs en ne renouvelant pas ces contrats, alors que les CDI sont plus protégés. Ensuite la productivité apparente du travail (PIB / emploi) : si les entreprises licencient plus que la baisse de production, la productivité apparente monte ; si elles gardent leurs salariés (rétention de main-d'œuvre, activité partielle), elle baisse et le chômage augmente peu. Enfin la population active bouge : des chômeurs découragés cessent de chercher et passent dans le halo du chômage, ce qui fait baisser le taux de chômage sans création d'emploi ; à la reprise, ils reviennent sur le marché et le taux baisse moins vite que prévu.
Lors de la dernière récession à Arta, des serveurs ont perdu leur emploi puis ont été réembauchés à la reprise de l'activité ; en revanche, de nombreux guichetiers de…
Lors de la dernière récession à Arta, des serveurs ont perdu leur emploi puis ont été réembauchés à la reprise de l'activité ; en revanche, de nombreux guichetiers de banque perdent le leur année après année, en crise comme hors crise, à cause de la banque numérique.
- a) Définir le chômage conjoncturel et le chômage structurel et classer les deux cas.
- b) Expliquer pourquoi les politiques adaptées à chaque type sont différentes (soutien de la demande contre formation et reconversion).
Lors de la dernière récession à Briga, le PIB s'est contracté de 2 %, mais le taux de chômage a augmenté de façon fulgurante, passant de 10 % à 15 %. a) Un conseiller du…
Lors de la dernière récession à Briga, le PIB s'est contracté de 2 %, mais le taux de chômage a augmenté de façon fulgurante, passant de 10 % à 15 %.
- a) Un conseiller du gouvernement soutient qu'« il est impossible que le chômage augmente de 5 points de pourcentage si la production n'a baissé que de 2 %, donc les statistiques de l'emploi doivent être faussées ». Réfuter son affirmation en analysant la dualité du marché du travail (CDD face aux CDI) et la productivité apparente du travail.
- b) Si le PIB de Briga croît de 2 % l'année prochaine en retrouvant son niveau initial, peut-on prédire avec certitude que le taux de chômage redescendra automatiquement à 10 % ? Justifier la réponse à l'aide du concept d'hystérèse économique ou de découragement des chômeurs.
- c) Concevoir un ensemble de deux mesures de politique économique conjoncturelle pour freiner les destructions d'emplois dans ce scénario, avec une contrainte essentielle : le pays connaît un déficit public élevé. Justifier comment vous garantiriez leur efficacité sans faire exploser l'endettement.
Défi du thème. Croître davantage garantit-il de mieux vivre ? Dans le rôle d'un conseiller économique, rédiger un rapport de synthèse de deux pages sur l'évolution…
Défi du thème. Croître davantage garantit-il de mieux vivre ? Dans le rôle d'un conseiller économique, rédiger un rapport de synthèse de deux pages sur l'évolution socioéconomique récente de l'Espagne ($2013$-$2023$).
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Collecte des données : Se rendre sur le site de l'INE espagnol (ine.es) et extraire les séries annuelles du PIB réel, du taux de chômage et du coefficient de Gini.
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Cycle et facteurs : Élaborer un tableau et un graphique opposant la variation annuelle du PIB et le chômage. Identifier les phases du cycle économique (comme la récession de $-11,2\%$ en $2020$ et la reprise qui a suivi) et indiquer quels facteurs de production ont stimulé chaque phase.
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Bien-être et équité : Croiser le PIB par habitant avec l'indice de Gini. Argumenter sur les limites du PIB pour mesurer le bien-être social et proposer l'utilisation d'indicateurs alternatifs (comme l'IDH ou le taux AROPE).
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Proposition : Présenter deux mesures de politique économique pour atténuer les fluctuations du cycle et améliorer la répartition des revenus.
Seront évalués :
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La rigueur dans la collecte et le traitement graphique des données officielles de l'INE.
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L'identification précise des phases cycliques et des facteurs déterminants de la croissance.
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Le jugement critique lors de la confrontation entre croissance quantitative, répartition et bien-être.
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La cohérence technique et la faisabilité des mesures proposées.
Stabilisateurs, multiplicateur et politiques conjoncturelles
Reprise en « K » et propension à consommer. Les ménages aisés épargnent une part plus grande de tout revenu supplémentaire (leur propension marginale à consommer est faible), les ménages modestes en consomment presque tout (propension élevée). Quand, après une crise, les hauts revenus voient leur revenu et leur épargne augmenter tandis que les bas revenus perdent du revenu, la reprise a deux branches, comme un « K » : la consommation totale progresse moins que le revenu total, car le revenu se déplace vers ceux qui consomment le moins, et la demande reste faible.
Comment une crise financière se propage-t-elle ? Même si le secteur en difficulté (par exemple la construction) pèse peu dans le PIB, une crise née dans le système financier touche toute l'économie par plusieurs canaux de transmission : la contraction du crédit (les banques prêtent moins, ménages et entreprises surendettés réduisent leurs dépenses pour rembourser) ; l'effet de richesse négatif (la chute des prix des actions et des logements fait baisser le patrimoine, donc la consommation) ; les anticipations pessimistes, qui font reporter consommation et investissement ; et les liens entre secteurs (fournisseurs, sous-traitants, exportations vers des pays partenaires en crise). Exemple : si une banque française subit des pertes sur des prêts à l'étranger, elle durcit ses conditions de crédit et une PME de Lyon, sans lien avec l'immobilier, renonce à investir.
Pourquoi le multiplicateur est-il plus fort en récession ? Des ressources sont inemployées : la hausse de la demande fait produire davantage sans provoquer de hausse des prix. En plein emploi, elle alimente surtout l'inflation.
Lors d'une récession, le chômage d'un pays augmente de $200\,000$ personnes. a) Expliquer ce qui se passe automatiquement pour les recettes fiscales de l'État et pour…
Lors d'une récession, le chômage d'un pays augmente de $200\,000$ personnes.
- a) Expliquer ce qui se passe automatiquement pour les recettes fiscales de l'État et pour ses dépenses d'allocations chômage.
- b) Expliquer pourquoi ces « stabilisateurs automatiques » atténuent la récession : qu'arrive-t-il au revenu disponible des ménages et à la demande ?
En pleine récession, le gouvernement de Briga construit un hôpital pour $500$ millions d'euros. Les entreprises de construction embauchent des travailleurs, qui…
En pleine récession, le gouvernement de Briga construit un hôpital pour $500$ millions d'euros. Les entreprises de construction embauchent des travailleurs, qui dépensent leurs salaires dans les commerces de la zone, et ceux-ci passent à leur tour de nouvelles commandes à leurs fournisseurs.
- a) Expliquer comment une dépense publique initiale finit par générer plus d'activité qu'elle ne coûte (effet multiplicateur).
- b) Expliquer pourquoi cet effet est plus puissant en récession, avec des ressources inemployées, que dans une économie de plein emploi.
Lors d'un débat télévisé sur l'économie nationale, un intervenant affirme : « Si les ménages et les entreprises étaient plus prudents et décidaient d'épargner davantage…
Lors d'un débat télévisé sur l'économie nationale, un intervenant affirme : « Si les ménages et les entreprises étaient plus prudents et décidaient d'épargner davantage et d'investir moins dès les premières rumeurs de crise, l'économie serait bien plus solide et nous éviterions les récessions ».
- a) Réfuter de manière analytique l'affirmation de l'intervenant à l'aide du modèle de demande globale et du paradoxe de l'épargne. Expliquer ce qui se passe pour le revenu national et pour le volume total d'épargne de l'économie lorsque tous les agents cherchent à épargner davantage en même temps.
- b) Supposons que la banque centrale réagisse en abaissant son taux directeur à 0 %, mais que les ménages continuent de reporter leur consommation et que les entreprises gèlent leurs embauches par peur de l'avenir. Comment nomme-t-on cette situation et pourquoi la politique monétaire conventionnelle perd-elle de son efficacité ?
- c) Concevoir une stratégie combinée (politique budgétaire et communication sur les anticipations) pour briser cette spirale de pessimisme sans compromettre la stabilité budgétaire à long terme. Justifier les canaux de transmission par lesquels vos mesures rétabliraient la confiance.
Examiner l'historique budgétaire du pays de Briga au cours du dernier cycle économique : Phase d'expansion (années 1 à 4) : croissance moyenne du PIB de 3,8 % par an ;…
Examiner l'historique budgétaire du pays de Briga au cours du dernier cycle économique :
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Phase d'expansion (années 1 à 4) : croissance moyenne du PIB de 3,8 % par an ; solde budgétaire moyen avec un déficit de 2,5 % du PIB ; la dette publique est passée de 70 % à 82 % du PIB.
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Phase de récession (année 5) : baisse du PIB de 3,2 % ; le gouvernement a réduit les dépenses publiques de 12 % et gelé les embauches pour « assainir les comptes face à la baisse des recettes ».
- a) Justifier techniquement pourquoi l'action du gouvernement de Briga dans les deux phases relève d'une politique budgétaire procyclique et prédire l'impact qu'ont eu les coupes de l'année 5 sur la gravité et la durée de la récession.
- b) Un représentant du gouvernement avance : « Si, en cas de crise, les ménages se serrent la ceinture parce qu'ils gagnent moins, l'État a l'obligation morale et économique de faire exactement la même chose ». Réfuter cette analogie en expliquant le fonctionnement des stabilisateurs automatiques et la différence macroéconomique entre un agent individuel et le secteur public.
- c) Concevoir une règle budgétaire pour Briga qui oblige ses dirigeants à agir de manière contracyclique lors du prochain cycle, et identifier deux dilemmes réels (politiques, institutionnels ou liés aux délais) qui compliquent son application stricte.
Le service statistique de Briga estime que le PIB potentiel de l'économie s'établit à 1 250 000 millions d'euros. Observer les prévisions macroéconomiques pour les deux…
Le service statistique de Briga estime que le PIB potentiel de l'économie s'établit à 1 250 000 millions d'euros. Observer les prévisions macroéconomiques pour les deux prochains exercices :
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Exercice actuel : PIB réel de 1 200 000 millions d'euros ; inflation annuelle de 1,1 %.
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Exercice prochain : après un ambitieux programme de dépenses et de relance, un PIB réel de 1 300 000 millions d'euros est projeté.
- a) Calculer l'écart de production (output gap) pour les deux exercices, en pourcentage du PIB potentiel. Interpréter la signification économique du passage d'un signe à l'autre en termes d'utilisation des capacités de production et de tensions sur le marché du travail.
- b) À l'aide du modèle de demande et d'offre globales, prédire ce qui se passera pour le niveau des prix et les coûts de production si l'économie atteint les 1 300 000 millions d'euros projetés. Pourquoi affirme-t-on en macroéconomie qu'un écart de production positif n'est pas soutenable à moyen terme ?
- c) Face à la projection pour l'exercice prochain, la banque centrale hésite entre durcir sa politique monétaire et maintenir des taux bas. Évaluer les risques des deux options et justifier la décision que vous privilégieriez pour garantir la stabilité macroéconomique.
À la suite des turbulences financières internationales, un analyste économique affirme : « L'Espagne ne risque plus de subir des crises profondes comme celle de 2008,…
À la suite des turbulences financières internationales, un analyste économique affirme : « L'Espagne ne risque plus de subir des crises profondes comme celle de 2008, car le secteur de la construction ne représente guère que 5 % du PIB actuel (contre 12 % à l'époque) et les ménages achètent moins de logements ».
- a) Réfuter en partie l'affirmation de l'analyste : expliquer par quels canaux de transmission (restriction du crédit, effet de richesse, anticipations de consommation et d'investissement) une crise née dans le système financier peut frapper durement l'emploi et la production dans une économie moderne, même sans bulle immobilière démesurée.
- b) Entre 2008 et 2013, la baisse cumulée du PIB espagnol a été de 9 %, mais le chômage est passé de 8 % à plus de 26 %, une hausse bien plus destructrice que la moyenne européenne. Justifier quelles vulnérabilités structurelles du modèle productif et du marché du travail espagnols de l'époque expliquent cette amplification du cycle.
- c) Concevoir un tableau de bord de trois indicateurs macroéconomiques clés d'alerte précoce que les superviseurs devraient surveiller pour prévenir de futures crises de surendettement, en expliquant quel comportement anormal de chacun déclencherait le signal d'alarme.
Lors d'une récession sévère provoquée par une chute brutale de la demande privée, deux pays appliquent des stratégies opposées : Pays A : adopte une réduction des…
Lors d'une récession sévère provoquée par une chute brutale de la demande privée, deux pays appliquent des stratégies opposées :
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Pays A : adopte une réduction des dépenses publiques de 10 000 millions d'euros pour réduire son déficit. L'année suivante, son PIB baisse de 14 000 millions supplémentaires et son ratio dette publique/PIB passe de 75 % à 81 %.
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Pays B : met en œuvre un programme d'investissement public de 10 000 millions d'euros. Son PIB augmente de 13 000 millions et son ratio dette publique/PIB passe de 45 % à 48 %.
- a) Calculer le multiplicateur des dépenses publiques implicite dans le résultat de chaque pays et interpréter pourquoi, en phase de récession avec des ressources inutilisées, le multiplicateur tend à être plus élevé qu'en phase d'expansion.
- b) Expliquer le paradoxe observé dans le pays A : comment est-il possible qu'un gouvernement qui applique des coupes pour assainir ses comptes publics finisse avec un ratio dette/PIB plus dégradé qu'avant ? Détailler l'impact sur le numérateur (dette) et le dénominateur (PIB) à travers les recettes fiscales.
- c) Supposons que le pays B ait eu une dette initiale de 115 % du PIB au lieu de 45 %. Évaluer comment cette donnée conditionnerait la faisabilité de son plan de relance et quel rôle devraient jouer la prime de risque ou le soutien de la banque centrale pour éviter une crise de la dette souveraine.
Après une crise, l'économie de Meridia enregistre une reprise en « K ». Les 25 % de travailleurs aux revenus les plus élevés (télétravaillables, secteurs technologiques)…
Après une crise, l'économie de Meridia enregistre une reprise en « K ». Les 25 % de travailleurs aux revenus les plus élevés (télétravaillables, secteurs technologiques) ont vu leur revenu disponible croître de 5 % et ont fait passer leur taux d'épargne de 12 % à 24 %. À l'inverse, les 25 % aux revenus les plus faibles (services en présentiel, contrats temporaires) ont subi une perte de revenu de 15 % et leur taux d'épargne a plongé en territoire négatif (-4 %).
- a) À l'aide du concept de propension marginale à consommer (PMC), prédire comment cette divergence dans la répartition des revenus affectera la vigueur de la demande globale et la reprise du PIB. Justifier pourquoi un euro entre les mains du quartile à faible revenu génère une relance économique plus forte que dans le quartile à revenu élevé.
- b) Un groupe parlementaire propose : « Pour sauver les emplois perdus, l'État doit subventionner indéfiniment les salaires et les coûts des entreprises en difficulté des secteurs les plus touchés ». Évaluer de manière critique cette proposition en distinguant les mesures d'amortissement temporaires et le risque de maintenir des « entreprises zombies » qui freinent la réallocation productive.
- c) Concevoir une proposition d'intervention publique en deux volets : une mesure de protection des revenus à court terme sous conditions et une mesure active d'emploi et de formation visant à réduire la vulnérabilité de ces travailleurs face aux futurs cycles économiques. Justifier comment vous financeriez les deux mesures sans peser sur la compétitivité générale.
Vers le début : pour reconnaître la phase, on compare l'activité à sa tendance (taux de croissance, écart de production, indicateurs avancés) ; les retournements viennent de chocs de demande ou d'offre ; et l'action publique (stabilisateurs, relance, politique monétaire de la BCE) cherche à les atténuer.