Spectres d'émission et longueur d'onde
Lors du feu d'artifice du 14 juillet, les gerbes rouges, vertes ou bleues ne sont pas dues au hasard : chaque couleur vient d'un élément chimique différent. Comment, rien qu'avec la lumière, savoir de quoi est faite une source lointaine, comme une étoile ? C'est ce que permet l'étude des spectres.
Longueur d'onde et couleur
Une lumière monochromatique est une lumière d'une seule couleur, caractérisée par sa longueur d'onde dans le vide $\lambda$ (lettre grecque « lambda »). On l'exprime en nanomètres : $1\ \text{nm} = 10^{-9}\ \text{m}$.
La lumière visible occupe le domaine de $400\ \text{nm}$ à $800\ \text{nm}$ environ. En dessous, ce sont les ultraviolets (UV) ; au-dessus, les infrarouges (IR). Ils sont invisibles pour l'œil.
Plus la longueur d'onde est petite, plus on est vers le violet ; plus elle est grande, plus on est vers le rouge.
Une radiation lumineuse a une longueur d'onde dans le vide $\lambda = 589\ \text{nm}$. L'exprimer en mètres, en notation scientifique.
Une radiation lumineuse a une longueur d'onde dans le vide $\lambda = 589\ \text{nm}$. L'exprimer en mètres, en notation scientifique.
Classer par ordre de longueur d'onde croissante les trois radiations visibles suivantes : rouge ($700\ \text{nm}$), bleu ($450\ \text{nm}$), vert ($530\ \text{nm}$).
Classer par ordre de longueur d'onde croissante les trois radiations visibles suivantes : rouge ($700\ \text{nm}$), bleu ($450\ \text{nm}$), vert ($530\ \text{nm}$).
Spectre continu et dispersion
La lumière blanche est un mélange de toutes les couleurs. Un prisme (ou un réseau) la disperse : il sépare les radiations, car l'indice optique du verre dépend de la longueur d'onde. Chaque radiation est donc réfractée d'un angle différent (lois de Snell-Descartes).
Le violet est le plus dévié, le rouge le moins dévié.
Une source chaude (filament, Soleil) émet un spectre continu : une bande colorée sans interruption, du violet au rouge.
Plus la température du corps est élevée, plus son spectre se décale vers les petites longueurs d'onde.
La loi de Wien (hors programme) donne la longueur d'onde du maximum d'intensité :
$$\lambda_{max} \cdot T = 2{,}898 \times 10^{-3}\ \text{m·K}$$avec $T$ en kelvins ($T(\text{K}) = \theta(^\circ\text{C}) + 273$).
Un prisme de verre est éclairé par la lumière blanche d'une lampe à incandescence et projette le spectre obtenu sur un écran. a) Décrire l'aspect du spectre observé. b)…
Un prisme de verre est éclairé par la lumière blanche d'une lampe à incandescence et projette le spectre obtenu sur un écran.
- a) Décrire l'aspect du spectre observé.
- b) Indiquer quelle couleur est la plus déviée et quelle couleur l'est le moins.
- c) Expliquer pourquoi le prisme disperse la lumière blanche.
Un filament d'ampoule porté à $2\,800\ \text{K}$ émet un spectre continu dont l'intensité est maximale à une longueur d'onde donnée par la loi de Wien…
Un filament d'ampoule porté à $2\,800\ \text{K}$ émet un spectre continu dont l'intensité est maximale à une longueur d'onde donnée par la loi de Wien $\lambda_{max} = \frac{2,898\cdot10^{-3}}{T}$ ($\lambda_{max}$ en m, $T$ en K).
- a) Calculer $\lambda_{max}$ en nanomètres.
- b) Préciser si cette radiation est visible, infrarouge ou ultraviolette.
- c) Expliquer pourquoi une telle lampe éclaire moins efficacement qu'une source dont le maximum serait dans le visible.
Le Soleil a une température de surface $T = 5\,800\ \text{K}$ et une étoile rouge a $T = 3\,500\ \text{K}$. On utilise la loi de Wien…
Le Soleil a une température de surface $T = 5\,800\ \text{K}$ et une étoile rouge a $T = 3\,500\ \text{K}$. On utilise la loi de Wien $\lambda_{max}\cdot T = 2,898\cdot10^{-3}\ \text{m}\cdot\text{K}$.
- a) Calculer $\lambda_{max}$ pour chaque astre en nanomètres.
- b) Indiquer le domaine de rayonnement correspondant et expliquer la couleur apparente de l'étoile rouge par rapport au Soleil.
- c) Conclure sur le lien entre température et couleur d'un corps chaud.
Spectres de raies
Un gaz sous faible pression, excité (par une décharge électrique par exemple), n'émet que quelques radiations bien précises. Son spectre est un spectre de raies : des raies colorées fines sur fond noir.
Chaque élément chimique possède ses propres raies, comme une carte d'identité. On identifie un élément en comparant les longueurs d'onde mesurées à celles de référence.
Pour observer et mesurer un spectre, on utilise un spectroscope : la lumière passe par une fente fine puis par un prisme ou un réseau (lame portant des milliers de traits très fins par millimètre), qui disperse les radiations. Une échelle graduée en nanomètres, étalonnée avec une lampe connue, permet de lire la longueur d'onde de chaque raie.
Les astronomes analysent de même la lumière des étoiles : les raies reconnues révèlent les éléments présents. C'est ainsi qu'on a découvert l'hélium dans le Soleil.
Indiquer, pour chaque source, si son spectre d'émission est continu ou de raies. a) Une lampe à incandescence. b) Une lampe à vapeur de sodium. c) Le Soleil (spectre…
Indiquer, pour chaque source, si son spectre d'émission est continu ou de raies.
- a) Une lampe à incandescence.
- b) Une lampe à vapeur de sodium.
- c) Le Soleil (spectre émis par sa surface, sans considérer les raies d'absorption).
Le spectre d'une lampe à vapeur de mercure présente des raies à $405\ \text{nm}$, $436\ \text{nm}$, $546\ \text{nm}$ et $578\ \text{nm}$. a) Indiquer si ce spectre est…
Le spectre d'une lampe à vapeur de mercure présente des raies à $405\ \text{nm}$, $436\ \text{nm}$, $546\ \text{nm}$ et $578\ \text{nm}$.
- a) Indiquer si ce spectre est continu ou de raies.
- b) Associer à chaque longueur d'onde le domaine de couleur (violet, bleu, vert, jaune) en sachant que le visible va de $400\ \text{nm}$ à $800\ \text{nm}$.
- c) Expliquer en quoi ce spectre permet d'identifier l'élément mercure.
On analyse le spectre d'une lampe contenant un gaz inconnu. Les raies observées ont pour longueurs d'onde : $410\ \text{nm}$, $434\ \text{nm}$, $486\ \text{nm}$ et…
On analyse le spectre d'une lampe contenant un gaz inconnu. Les raies observées ont pour longueurs d'onde : $410\ \text{nm}$, $434\ \text{nm}$, $486\ \text{nm}$ et $656\ \text{nm}$. Le spectre de l'hydrogène présente des raies à $410\ \text{nm}$, $434\ \text{nm}$, $486\ \text{nm}$ et $656\ \text{nm}$, celui du sodium à $589\ \text{nm}$ et $590\ \text{nm}$.
- a) Identifier le gaz de la lampe en justifiant.
- b) Indiquer pourquoi le spectre d'un gaz sous faible pression est un spectre de raies et non continu.
- c) Expliquer comment un astronome peut déterminer la composition de l'atmosphère d'une étoile à partir de son spectre.
Écart entre deux radiations
Comme le prisme dévie chaque couleur d'un angle différent, deux radiations ressortent avec un écart angulaire $\Delta\theta = |\theta_2 - \theta_1|$. Sur un écran à la distance $L$, l'écart entre les deux taches est $d \approx L \cdot \tan(\Delta\theta)$.
Pour mieux séparer les radiations, il faut une dispersion plus grande (réseau, prisme plus dispersif) ou un écran plus éloigné.
Un prisme dévie la lumière rouge ($\lambda = 650\ \text{nm}$) d'un angle de $38,0^\circ$ et la lumière violette ($\lambda = 420\ \text{nm}$) d'un angle de $40,5^\circ$.…
Un prisme dévie la lumière rouge ($\lambda = 650\ \text{nm}$) d'un angle de $38,0^\circ$ et la lumière violette ($\lambda = 420\ \text{nm}$) d'un angle de $40,5^\circ$.
- a) Calculer l'écart angulaire entre les deux faisceaux à la sortie du prisme.
- b) Un écran est placé à $2,50\ \text{m}$ du prisme. En considérant que les deux faisceaux sont issus du même point du prisme et en utilisant l'approximation $d \approx L\cdot\tan(\Delta\theta)$, calculer l'écart entre les deux taches sur l'écran, en centimètres.
- c) Expliquer pourquoi un réseau de diffraction ou un prisme de plus grande dispersion permettrait de mieux séparer deux raies voisines.
L'essentiel
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La lumière visible va de $400\ \text{nm}$ à $800\ \text{nm}$ ; $1\ \text{nm} = 10^{-9}\ \text{m}$ ; violet : petits $\lambda$, rouge : grands $\lambda$.
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Un prisme disperse la lumière blanche : le violet est le plus dévié, le rouge le moins.
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Un corps chaud émet un spectre continu, qui se décale vers le violet quand la température augmente (loi de Wien : hors programme).
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Un gaz sous faible pression émet un spectre de raies, propre à chaque élément chimique.
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On identifie un élément en comparant les raies observées aux raies de référence.
Retour au début : chaque couleur du feu d'artifice correspond aux raies d'émission d'un élément (par exemple le sodium pour le jaune), ce qui permet de l'identifier.