Retour à la page d'accueilTechnologie · 5e · Changer de matière
Commencer gratuitement
5e · Technologie
Évolution, énergie, réseau local et usage responsable · Usage responsable et cyberviolence

Droit à l'image, cyberharcèlement et responsabilité

Un mercredi, une photo de la classe de 5e circule sur une messagerie. Sur l'image, Samir fait une grimace. Il n'a jamais dit qu'il était d'accord pour qu'elle soit diffusée, et en quelques heures, tout le collège l'a vue. Qui a le droit de publier une photo ? Que peut faire Samir ? Et que risquent ceux qui la partagent ? Tu vas trouver les réponses dans cette page.

Le droit à l'image et la vie privée

Chaque personne possède des droits sur son image : son visage, sa voix, son corps. C'est le droit à l'image. Il fait partie du droit au respect de la vie privée.

Schéma : pour publier une photo d'une personne, il faut d'abord son accord ; pour un mineur, celui de ses responsables légaux. Photo d'une personne Accord ? Oui : publication possible Non : on ne publie pas

Pourquoi cette règle ? Une image publiée en ligne peut être copiée, enregistrée et vue par des inconnus. On ne peut presque plus la faire disparaître. Seule la personne concernée peut décider de la montrer ou non.

Au collège, les photos de classe ou de sortie scolaire ne sont publiées sur l'ENT ou le site de l'établissement qu'avec une autorisation signée des parents.

Entraîne-toi★☆☆Pas commencé
Expliquer avec ses propres mots ce qu'est le droit à l'image, puis indiquer si on peut publier la photo d'un camarade sans lui demander.

Expliquer avec ses propres mots ce qu'est le droit à l'image, puis indiquer si on peut publier la photo d'un camarade sans lui demander.

Résoudre
Entraîne-toi★★☆Pas commencé
Léa publie sur un réseau social une photo de classe sans l'accord de ses camarades. Samir demande qu'elle soit retirée. a) Indiquer quel droit n'est pas respecté. b)…

Léa publie sur un réseau social une photo de classe sans l'accord de ses camarades. Samir demande qu'elle soit retirée.

  1. a) Indiquer quel droit n'est pas respecté.
  1. b) Citer les personnes dont l'accord est nécessaire pour des élèves mineurs.
  1. c) Décrire ce que Léa doit faire.
Résoudre

Le cyberharcèlement

Une moquerie isolée peut blesser. Mais le cyberharcèlement est autre chose : ce sont des comportements agressifs répétés, envoyés par écrans interposés (messages, réseaux sociaux, jeux en ligne, photos, vidéos), contre une personne qui ne peut pas facilement s'en défendre.

Exemples : messages insultants chaque jour, groupe créé pour se moquer d'une élève, photo humiliante diffusée, exclusion forcée d'un groupe de discussion. À l'inverse, féliciter un camarade ou partager un lien d'exercice n'est pas du harcèlement.

Le cyberharcèlement est plus grave que le harcèlement « classique » sur certains points : il continue le soir et le week-end, à la maison. Le public est immense. Les messages restent visibles.

Trois critères du cyberharcèlement : répétition, intention de nuire, victime isolée. Répétition chaque jour Intention de nuire Victime isolée

Que faire si on est victime ou témoin ?

  1. En parler à un adulte de confiance : parents, professeur, CPE, infirmière scolaire, personnel du collège.

  2. Appeler le 3018, numéro national gratuit, confidentiel, ouvert 7 jours sur 7, contre les violences numériques. Il existe aussi une application.

  3. Conserver les preuves : captures d'écran des messages avec la date, l'heure et le nom du compte, adresse de la page. Ne pas supprimer.

  4. Signaler le contenu sur la plateforme et bloquer l'agresseur.

  5. Un témoin ne reste pas spectateur : il ne partage pas, il soutient la victime et prévient un adulte.

Entraîne-toi★☆☆Pas commencé
Indiquer pour chaque situation si elle constitue du cyberharcèlement : (a) envoyer chaque jour des messages insultants à un camarade ; (b) féliciter un camarade sur un…

Indiquer pour chaque situation si elle constitue du cyberharcèlement : (a) envoyer chaque jour des messages insultants à un camarade ; (b) féliciter un camarade sur un réseau social ; (c) créer un groupe pour se moquer d'une élève ; (d) partager un lien vers un exercice.

Résoudre
Entraîne-toi★★☆Pas commencé
Une élève de 5e reçoit chaque soir des messages moqueurs d'un groupe de camarades. Elle n'ose pas en parler. a) Nommer cette situation. b) Citer trois personnes ou…

Une élève de 5e reçoit chaque soir des messages moqueurs d'un groupe de camarades. Elle n'ose pas en parler.

  1. a) Nommer cette situation.
  1. b) Citer trois personnes ou dispositifs auxquels elle peut s'adresser (par exemple le numéro 3018).
  1. c) Indiquer deux preuves qu'elle doit conserver.
Résoudre

L'usurpation d'identité et les données personnelles

L'usurpation d'identité, c'est utiliser l'identité d'une autre personne (nom, photo, compte) sans son accord, pour se faire passer pour elle. Exemple : créer un faux compte au nom d'un camarade et écrire des messages à sa place.

C'est un délit puni par la loi. Les conséquences pour la victime : atteinte à sa réputation, conflits avec ses amis, stress, humiliation.

Les données personnelles (nom, adresse, numéro de téléphone, photo, localisation) permettent d'identifier quelqu'un. Les publier sans accord porte atteinte à la vie privée. Publier le numéro de téléphone d'une camarade, c'est l'exposer à des appels ou messages d'inconnus.

Les applications demandent des autorisations (caméra, contacts, localisation). Pose-toi la question : en a-t-elle vraiment besoin pour fonctionner ? Un simple jeu n'a pas besoin de tes contacts ni de ta localisation. Autoriser trop, c'est donner à l'application, et à ceux qui la gèrent, des informations sur toi et sur tes proches.

Entraîne-toi★☆☆Pas commencé
Définir « usurpation d'identité » et donner un exemple concret en ligne.

Définir « usurpation d'identité » et donner un exemple concret en ligne.

Résoudre
Entraîne-toi★★☆Pas commencé
Un élève crée un faux compte au nom d'un camarade et publie des messages en son nom. a) Nommer l'infraction. b) Indiquer deux conséquences pour la victime. c) Indiquer…

Un élève crée un faux compte au nom d'un camarade et publie des messages en son nom.

  1. a) Nommer l'infraction.
  1. b) Indiquer deux conséquences pour la victime.
  1. c) Indiquer la responsabilité de l'auteur, même s'il est mineur.
Résoudre

Chacun est responsable

Sur Internet, on n'est jamais « invisible ». Quand on publie, on est responsable de ce qu'on diffuse.

  • Auteur : celui qui crée ou filme le contenu.

  • Diffuseur : celui qui le transfère ou le partage. Il agrandit le public, donc le dommage.

  • Spectateur : celui qui regarde sans rien faire. Il ne commet pas de faute grave, mais il peut aider en signalant et en soutenant la victime.

Schéma : une vidéo humiliante filmée par 3 élèves, transférée par 10 puis vue par 20 : le nombre de personnes touchées augmente à chaque étape. 3 élèves filment auteurs 10 transfèrent diffuseurs 20 regardent spectateurs

« C'était pour rire » et « c'est anonyme »

Ces deux excuses ne tiennent pas.

  • « Pour rire » : ce qui compte, c'est l'effet sur la victime. Si elle est blessée, le message est une agression, même si l'auteur affirme avoir plaisanté.

  • « Anonyme » : chaque appareil connecté a une adresse IP, enregistrée par les plateformes et les fournisseurs d'accès. Sur demande de la justice, ils peuvent identifier l'auteur.

Après un signalement, les adultes du collège (CPE, direction) écoutent et protègent la victime, informent les familles, peuvent sanctionner les auteurs et, si nécessaire, prévenir la police ou la gendarmerie. Le collège met aussi en place de la prévention : séances d'éducation aux médias, élèves ambassadeurs, charte d'usage du numérique.

Cinq règles de bon usage

  1. Demander l'accord avant de publier une photo ou une vidéo d'une personne.

  2. Ne jamais partager un contenu humiliant : le transférer, c'est y participer.

  3. Ne pas donner d'informations personnelles (numéro, adresse) d'autrui ni les siennes à n'importe qui.

  4. Garder les preuves, signaler, bloquer, et en parler à un adulte ou appeler le 3018.

  5. Réfléchir avant d'écrire : est-ce que je le dirais en face ?

Entraîne-toi★★★Pas commencé
Dans un collège de Nantes, une vidéo humiliante d'un élève circule dans une messagerie de classe. Trois élèves l'ont filmée, dix l'ont transférée, vingt l'ont seulement…

Dans un collège de Nantes, une vidéo humiliante d'un élève circule dans une messagerie de classe. Trois élèves l'ont filmée, dix l'ont transférée, vingt l'ont seulement regardée.

  1. a) Distinguer les responsabilités de chacun de ces trois groupes.
  1. b) Expliquer pourquoi la diffusion amplifie le dommage.
  1. c) Rédiger quatre mesures de prévention que le collège peut mettre en place.
Résoudre
Entraîne-toi★★★Pas commencé
Un élève justifie un message insultant en disant « c'était pour rire, et c'est anonyme ». a) Réfuter ces deux arguments. b) Expliquer pourquoi l'anonymat sur Internet…

Un élève justifie un message insultant en disant « c'était pour rire, et c'est anonyme ».

  1. a) Réfuter ces deux arguments.
  1. b) Expliquer pourquoi l'anonymat sur Internet n'est pas total (adresse IP).
  1. c) Indiquer le rôle de l'adulte et de l'établissement après un signalement.
Résoudre
Entraîne-toi★★★Pas commencé
Une application demande l'accès à la caméra, aux contacts et à la localisation pour un simple jeu. Un élève y publie le numéro de téléphone d'une camarade. a) Analyser…

Une application demande l'accès à la caméra, aux contacts et à la localisation pour un simple jeu. Un élève y publie le numéro de téléphone d'une camarade.

  1. a) Analyser les risques pour la vie privée liés aux autorisations demandées.
  1. b) Qualifier la publication du numéro et la responsabilité de l'élève.
  1. c) Rédiger cinq règles de bon usage à destination d'élèves de 5e.
Résoudre

Retour au début : Samir peut demander le retrait de la photo, car son image est protégée ; ceux qui l'ont partagée sont responsables de ce qu'ils diffusent, et en cas de harcèlement il peut en parler à un adulte ou appeler le 3018.

L'essentiel

  • Le droit à l'image impose de demander l'accord d'une personne avant de publier sa photo ; pour un mineur, celui de ses responsables légaux. Elle peut en demander le retrait.

  • Le cyberharcèlement est un ensemble d'actes agressifs répétés en ligne, avec intention de nuire, contre une victime isolée.

  • Victime ou témoin : en parler, appeler le 3018, conserver les preuves (captures d'écran), signaler et bloquer.

  • L'usurpation d'identité et la publication de données personnelles sont des atteintes à la vie privée, sanctionnées par la loi.

  • Auteur, diffuseur : chacun est responsable de ce qu'il publie ou transfère. « Pour rire » et « anonyme » ne sont pas des excuses : l'adresse IP permet d'identifier l'auteur.

Voir tous les exercices de cette partie