Les défenses de l'organisme
Chaque jour, tu respires, tu touches et tu manges des micro-organismes sans t'en rendre compte, et tu tombes rarement malade. Ton corps ne laisse pas passer n'importe qui : il possède plusieurs lignes de défense placées les unes derrière les autres. La maladie n'apparaît que lorsque tout cela a été franchi. Comment ces défenses s'organisent-elles quand tu t'écorches le genou en tombant de trottinette ?
Trois lignes de défense
Quand tu t'écorches le genou, la peau abîmée saigne, la zone devient rouge, puis la plaie se referme toute seule en quelques jours, sans que l'infection gagne le reste du corps. L'organisme a organisé ses défenses en plusieurs étapes, de la plus externe à la plus interne.
Le schéma représente les trois lignes de défense de l'organisme. Écrire le nom des lignes repérées par A, B et C, en les classant de la plus externe à la plus interne,…
Le schéma représente les trois lignes de défense de l'organisme. Écrire le nom des lignes repérées par A, B et C, en les classant de la plus externe à la plus interne, et indiquer laquelle est spécifique de chaque agent infectieux.
Une petite égratignure guérit toute seule, sans traitement. Décrire la chaîne de défenses qui agit depuis la rupture de la peau jusqu'à la fermeture de la plaie, en…
Une petite égratignure guérit toute seule, sans traitement. Décrire la chaîne de défenses qui agit depuis la rupture de la peau jusqu'à la fermeture de la plaie, en indiquant quelle ligne de défense intervient à chaque moment.
Les barrières : la première ligne
| Barrière | Comment elle protège |
|---|---|
| Peau intacte | Couche continue et résistante : les micro-organismes ne la traversent pas |
| Muqueuses des voies respiratoires | Le mucus piège les micro-organismes et les poussières ; les cils vibratiles les poussent vers l'extérieur (toux, mouchage) |
| Larmes, salive | Elles lavent la surface de l'œil et de la bouche et contiennent des substances qui détruisent des bactéries |
| Acidité gastrique | Le suc gastrique est très acide : il détruit une grande partie des micro-organismes avalés avec les aliments |
Citer quatre barrières de l'organisme qui gênent l'entrée des micro-organismes (peau, muqueuses, larmes, acidité gastrique…) et expliquer comment chacune protège.
Citer quatre barrières de l'organisme qui gênent l'entrée des micro-organismes (peau, muqueuses, larmes, acidité gastrique…) et expliquer comment chacune protège.
Expliquer le rôle du mucus et des muqueuses des voies respiratoires comme barrière défensive contre les micro-organismes.
Expliquer le rôle du mucus et des muqueuses des voies respiratoires comme barrière défensive contre les micro-organismes.
Une brûlure étendue est une urgence grave même s'il n'y a pas d'infection au début. Expliquer, en lien avec les lignes de défense, pourquoi la peau brûlée met la vie en…
Une brûlure étendue est une urgence grave même s'il n'y a pas d'infection au début. Expliquer, en lien avec les lignes de défense, pourquoi la peau brûlée met la vie en danger et quel risque apparaît dans les jours suivants.
La réponse innée : inflammation et phagocytes
Tu te plantes une écharde ou un moustique te pique : dans les deux cas, la peau réagit presque pareil. Elle devient rouge, chaude, gonflée et douloureuse. Pourquoi l'organisme répond-il de la même manière à des agressions très différentes ?
Expliquer ce que sont les phagocytes, à quel groupe de composants du sang ils appartiennent et pourquoi on dit qu'ils « mangent » les microbes.
Expliquer ce que sont les phagocytes, à quel groupe de composants du sang ils appartiennent et pourquoi on dit qu'ils « mangent » les microbes.
Expliquer ce qu'est l'inflammation et quels sont ses quatre signes caractéristiques dans la zone touchée.
Expliquer ce qu'est l'inflammation et quels sont ses quatre signes caractéristiques dans la zone touchée.
Quand on se plante une écharde, la zone devient rouge, chaude et gonflée. Expliquer ce qui se passe, comment s'appelle cette réponse, quelles cellules sanguines se…
Quand on se plante une écharde, la zone devient rouge, chaude et gonflée. Expliquer ce qui se passe, comment s'appelle cette réponse, quelles cellules sanguines se rendent sur place et pourquoi cette réaction, bien que gênante, est bénéfique.
La fièvre : un signal et une défense
La fièvre est une augmentation contrôlée de la température corporelle au cours de nombreuses infections. Justifier pourquoi on peut la considérer comme un mécanisme de…
La fièvre est une augmentation contrôlée de la température corporelle au cours de nombreuses infections. Justifier pourquoi on peut la considérer comme un mécanisme de défense et pas seulement comme un symptôme, et expliquer dans quelles situations il convient de la traiter.
Un adolescent présente une température corporelle de 37,9 °C et un mal de gorge avec une légère inflammation. Sa mère veut lui donner immédiatement de fortes doses…
Un adolescent présente une température corporelle de 37,9 °C et un mal de gorge avec une légère inflammation. Sa mère veut lui donner immédiatement de fortes doses d'antipyrétiques et d'anti-inflammatoires pour que sa température redescende aussitôt à 36,5 °C. a) À partir du rôle défensif de la fièvre modérée et de l'inflammation (arrivée de phagocytes, augmentation du métabolisme cellulaire et ralentissement de la reproduction des microbes), justifier pourquoi supprimer totalement ces symptômes légers pourrait prolonger l'infection. b) Prévoir et justifier quel danger vital surviendrait si la fièvre dépassait 41,5 °C de façon continue, en expliquant l'effet de la chaleur extrême sur les protéines et les enzymes de nos cellules.
La réponse adaptative : lymphocytes et anticorps
Expliquer ce qu'est un anticorps, quelles cellules le fabriquent et pourquoi chaque anticorps n'agit que contre un agent infectieux précis.
Expliquer ce qu'est un anticorps, quelles cellules le fabriquent et pourquoi chaque anticorps n'agit que contre un agent infectieux précis.
Expliquer ce que sont les lymphocytes et quelles deux grandes tâches ils accomplissent dans la réponse spécifique.
Expliquer ce que sont les lymphocytes et quelles deux grandes tâches ils accomplissent dans la réponse spécifique.
Indiquer si ces affirmations sont vraies ou fausses et justifier la réponse : a) il faut toujours faire baisser la fièvre immédiatement avec un médicament ; b) les…
Indiquer si ces affirmations sont vraies ou fausses et justifier la réponse : a) il faut toujours faire baisser la fièvre immédiatement avec un médicament ; b) les anticorps sont des protéines fabriquées par l'organisme lui-même ; c) la première fois qu'un microbe entre, la réponse spécifique est plus lente que la réponse non spécifique.
Comparer réponse innée et réponse adaptative
| Réponse innée (non spécifique) | Réponse adaptative (spécifique) | |
|---|---|---|
| Rapidité | Immédiate (minutes, heures) | Lente au 1er contact (plusieurs jours) |
| Cellules | Phagocytes (et inflammation) | Lymphocytes B et T |
| Reconnaissance | Reconnaît « un étranger » en général | Reconnaît un antigène précis |
| Mémoire | Aucune : même réaction à chaque fois | Oui : des lymphocytes mémoire persistent |
| Exemple face à une bactérie | Phagocytose | Anticorps spécifiques de cette bactérie |
Comparer la réponse immunitaire non spécifique et la réponse spécifique : rapidité d'action, cellules impliquées, mémoire face au même agent et un exemple d'action de…
Comparer la réponse immunitaire non spécifique et la réponse spécifique : rapidité d'action, cellules impliquées, mémoire face au même agent et un exemple d'action de chacune face à une même infection.
Face à une même bactérie, les phagocytes agissent d'abord, puis les lymphocytes. Comparer les deux réponses : ordre d'arrivée, façon de reconnaître l'envahisseur et ce…
Face à une même bactérie, les phagocytes agissent d'abord, puis les lymphocytes. Comparer les deux réponses : ordre d'arrivée, façon de reconnaître l'envahisseur et ce qui reste dans l'organisme quand chacune a terminé son travail.
La mémoire immunitaire
Si tu as eu la rougeole enfant, tu peux ensuite côtoyer des malades toute ta vie sans retomber malade. Comment l'organisme « se souvient »-il d'un virus pendant des dizaines d'années ?
Dans une étude, on mesure la quantité d'anticorps dans le sang d'une personne contre une bactérie pathogène à deux moments différents : après le premier contact (jour…
Dans une étude, on mesure la quantité d'anticorps dans le sang d'une personne contre une bactérie pathogène à deux moments différents : après le premier contact (jour 1), les anticorps mettent 10 jours à apparaître et atteignent un niveau maximal de 15 unités ; après une seconde contamination un an plus tard (jour 365), en seulement 2 jours les anticorps atteignent 250 unités. a) Interpréter ces résultats en justifiant la différence de rapidité et de quantité à partir de la fonction des lymphocytes mémoire. b) Justifier comment les vaccins exploitent ce même principe biologique pour nous protéger sans que nous ayons à subir la maladie.
Une personne affirme : « Se vacciner contre la grippe ne sert à rien ; ma tante s'est fait vacciner en novembre et en janvier elle a eu la grippe, alitée, avec malaise…
Une personne affirme : « Se vacciner contre la grippe ne sert à rien ; ma tante s'est fait vacciner en novembre et en janvier elle a eu la grippe, alitée, avec malaise et toux ». Réfuter sa conclusion en utilisant vos connaissances sur la réponse immunitaire : a) Justifier pourquoi le virus de la grippe peut infecter une personne vaccinée s'il a subi de petites mutations de ses antigènes de surface et pourquoi cela oblige à changer le vaccin chaque année. b) Prévoir et justifier ce qu'aurait été l'évolution de l'infection chez sa tante si elle n'avait pas été vaccinée, en expliquant le rôle des anticorps et des lymphocytes produits grâce au vaccin précédent.
Où se préparent les défenses : rate et ganglions
Les globules blancs sont fabriqués dans la moelle osseuse. Ils circulent dans le sang et dans la lymphe, un liquide qui baigne les tissus. Certains organes sont des lieux de rencontre entre les lymphocytes et les agents infectieux.
Sans rate, l'organisme garde d'autres organes de défense (ganglions, moelle). La défense est donc affaiblie sans être supprimée, d'où la recommandation de vaccins complémentaires et d'une surveillance.
Aux personnes auxquelles on retire la rate, on recommande de se faire vacciner davantage et de surveiller toute infection. Expliquer quel lien existe entre la rate et…
Aux personnes auxquelles on retire la rate, on recommande de se faire vacciner davantage et de surveiller toute infection. Expliquer quel lien existe entre la rate et les globules blancs et pourquoi son absence affaiblit les défenses sans les supprimer.
Lors d'une grippe, les ganglions du cou gonflent. Expliquer ce que sont les ganglions lymphatiques, ce qui se passe à l'intérieur pendant une infection et pourquoi leur…
Lors d'une grippe, les ganglions du cou gonflent. Expliquer ce que sont les ganglions lymphatiques, ce qui se passe à l'intérieur pendant une infection et pourquoi leur gonflement montre que les défenses sont à l'œuvre.
Quand les défenses sont affaiblies
Quand certains éléments de la défense manquent ou sont freinés, des micro-organismes habituellement inoffensifs peuvent provoquer des maladies : ce sont les infections opportunistes. Elles touchent les personnes dont les défenses sont réduites : chimiothérapie, sida, médicaments immunosuppresseurs après une greffe.
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Chimiothérapie : elle détruit aussi les cellules qui se multiplient vite, dont des globules blancs. Un champignon présent chez des personnes saines peut alors provoquer une pneumonie. Une personne en bonne santé, elle, ne tombe pas malade, car ses défenses le contrôlent.
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Sida : le virus du VIH détruit les lymphocytes T auxiliaires. Ils coordonnent les lymphocytes B et les autres cellules. Sans eux, la défense s'effondre et les malades succombent à d'autres infections.
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Greffe : les médicaments immunosuppresseurs empêchent les lymphocytes de rejeter l'organe greffé, mais laissent le patient exposé aux infections. Il faut trouver le bon dosage.
Un patient sous chimiothérapie est diagnostiqué avec une pneumonie causée par Pneumocystis jirovecii*, un champignon inoffensif qui vit dans les voies respiratoires de…
Un patient sous chimiothérapie est diagnostiqué avec une pneumonie causée par Pneumocystis jirovecii, un champignon inoffensif qui vit dans les voies respiratoires de la population saine sans causer aucun dommage. Analyser ce cas clinique : a) Justifier pourquoi cette infection est qualifiée d'« opportuniste » en s'appuyant sur l'état des défenses du patient après le traitement. b) Si un proche en bonne santé vit en contact étroit avec lui, prévoir s'il tombera malade à cause de ce même champignon et justifier la réponse. c) Concevoir deux mesures préventives concrètes que l'entourage hospitalier ou familial doit appliquer pour le protéger contre d'autres agents pathogènes courants.
Les lymphocytes T auxiliaires jouent le rôle de coordinateurs centraux du système immunitaire, car ils donnent le signal chimique qui active à la fois les lymphocytes B…
Les lymphocytes T auxiliaires jouent le rôle de coordinateurs centraux du système immunitaire, car ils donnent le signal chimique qui active à la fois les lymphocytes B (qui fabriquent des anticorps) et les macrophages et lymphocytes cytotoxiques. Le virus du VIH infecte et détruit spécifiquement ces cellules. a) Prévoir quelles conséquences en chaîne subit le système de défense lorsqu'il perd ces lymphocytes précis et en déduire pourquoi les patients atteints d'un sida avancé ne meurent pas du virus lui-même mais d'autres infections. b) Si une association de médicaments antirétroviraux freine la multiplication du virus jusqu'à le rendre indétectable, prévoir ce qu'il adviendra de la numération des lymphocytes et de la santé du patient.
Hélène a reçu une greffe de rein et doit prendre des médicaments immunosuppresseurs tous les jours. Au bout de quelques mois, ses médecins ajustent la dose avec beaucoup…
Hélène a reçu une greffe de rein et doit prendre des médicaments immunosuppresseurs tous les jours. Au bout de quelques mois, ses médecins ajustent la dose avec beaucoup de prudence : s'ils augmentent beaucoup la quantité, Hélène contracte fréquemment des infections bactériennes et fongiques ; s'ils baissent la dose, le rein greffé commence à perdre sa fonction de filtration. a) Justifier le dilemme biologique qui explique ce délicat équilibre, en identifiant quels composants du système immunitaire interviennent dans chacun des deux risques. b) Si Hélène doit se rendre dans un centre de santé pendant une épidémie de grippe, prévoir les risques particuliers qu'elle court et justifier deux mesures d'autoprotection indispensables qu'elle doit adopter.
Quand les défenses se trompent
Parfois la réponse immunitaire se déclenche à tort.
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Allergie : le système immunitaire réagit fortement à une substance inoffensive (pollen, par exemple). Des cellules libèrent de l'histamine, qui dilate les vaisseaux et augmente les sécrétions : éternuements, yeux qui pleurent, rougeur. Ce n'est pas une infection : un antibiotique ne sert à rien, et un antihistaminique bloque les effets de l'histamine.
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Maladie auto-immune : l'organisme perd sa tolérance au soi et attaque ses propres cellules. Dans le diabète de type 1, des lymphocytes détruisent les cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline. Contrairement à une infection, il n'y a pas d'agent extérieur : on ne peut donc pas guérir avec un antibiotique.
En se promenant dans un parc au printemps, Marc se met à éternuer sans arrêt, ses yeux larmoient et la peau de son cou rougit. Un ami lui dit : « Tu as attrapé une…
En se promenant dans un parc au printemps, Marc se met à éternuer sans arrêt, ses yeux larmoient et la peau de son cou rougit. Un ami lui dit : « Tu as attrapé une bactérie très agressive ; prends vite un antibiotique pour te soigner ». a) Réfuter les deux erreurs scientifiques de l'affirmation de son ami en expliquant ce qui se passe réellement dans le système immunitaire de Marc face au pollen. b) Le médecin lui prescrit un médicament « antihistaminique ». Prévoir et expliquer l'effet de ce médicament sur ses vaisseaux sanguins et ses muqueuses à partir de l'action de l'histamine lors d'une réaction allergique.
Dans le diabète de type 1, les lymphocytes détruisent de façon sélective les cellules bêta du pancréas (chargées de fabriquer l'insuline) en confondant leurs protéines…
Dans le diabète de type 1, les lymphocytes détruisent de façon sélective les cellules bêta du pancréas (chargées de fabriquer l'insuline) en confondant leurs protéines de membrane avec celles d'un agent pathogène dangereux. a) Analyser ce processus en utilisant avec précision les termes « antigène », « auto-anticorps » et « tolérance au soi », en expliquant en quoi cette attaque diffère de celle menée contre une bactérie envahissante. b) Un élève propose : « Comme c'est une attaque cellulaire, on pourrait guérir définitivement le diabète en administrant des antibiotiques ou en détruisant tout le système immunitaire du patient ». Réfuter de façon argumentée ces deux propositions.
Retour au début : en s'écorchant le genou, tu as franchi la 1re ligne ; l'inflammation et les phagocytes ont réagi dans la zone, et si besoin les lymphocytes et leurs anticorps ont pris le relais, en laissant des cellules mémoire.