Le cycle de Wilson
La mer Rouge est un océan tout jeune, l'Atlantique un océan adulte, la Méditerranée un océan qui se referme, et la chaîne hercynienne du Massif central ou des Vosges est la cicatrice d'un océan disparu. En les rangeant dans l'ordre, tu obtiens la vie complète d'un océan : c'est le cycle de Wilson.
L'ouverture d'un océan : du rift à la dorsale
Dans l'est de l'Afrique, le sol se brise en larges fossés occupés par des lacs et des volcans. À quelques milliers de kilomètres, la mer Rouge sépare déjà deux continents, avec un plancher de basalte. Comment une fracture dans un continent devient-elle un océan ?
Qu'est-ce qu'un rift continental et dans quel type de limite entre plaques se forme-t-il ?
Qu'est-ce qu'un rift continental et dans quel type de limite entre plaques se forme-t-il ?
Qu'est-ce qu'une dorsale océanique et à quelles étapes du cycle de Wilson apparaît-elle ? Quel type de roche s'y forme ?
Qu'est-ce qu'une dorsale océanique et à quelles étapes du cycle de Wilson apparaît-elle ? Quel type de roche s'y forme ?
La vallée du Rift d'Afrique orientale présente du volcanisme, des fossés tectoniques et des lacs allongés. Expliquer quelle étape du cycle de Wilson elle représente et…
La vallée du Rift d'Afrique orientale présente du volcanisme, des fossés tectoniques et des lacs allongés. Expliquer quelle étape du cycle de Wilson elle représente et ce qui pourrait se produire si l'extension se poursuivait pendant des millions d'années.
Les marges passives et les marges actives
Quand un océan s'est ouvert, ses bords gardent la trace de la rupture du continent : failles et blocs inclinés, recouverts ensuite de sédiments.
Une marge passive garde la structure du rift qui l'a précédée. Des failles normales découpent la croûte continentale amincie en blocs basculés. Les sédiments continentaux puis marins comblent les bassins entre les blocs, puis recouvrent le tout (discordance sur les failles).
L'Atlantique est considéré comme un océan « mature ». Citer deux caractéristiques qui justifient cette considération, comme sa largeur ou le type de marges qui le…
L'Atlantique est considéré comme un océan « mature ». Citer deux caractéristiques qui justifient cette considération, comme sa largeur ou le type de marges qui le bordent.
Qu'est-ce qu'une marge continentale passive et en quoi se distingue-t-elle d'une marge active ? Associer chaque type à une étape du cycle de Wilson.
Qu'est-ce qu'une marge continentale passive et en quoi se distingue-t-elle d'une marge active ? Associer chaque type à une étape du cycle de Wilson.
Le profil géologique transversal d'une marge continentale atlantique typique révèle la superposition tectono-stratigraphique suivante : À la base, des failles normales…
Le profil géologique transversal d'une marge continentale atlantique typique révèle la superposition tectono-stratigraphique suivante :
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À la base, des failles normales listriques qui délimitent des blocs basculés (demi-grabens) remplis de séries continentales rouges (« red beds ») et d'évaporites du Trias supérieur-Jurassique inférieur.
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Au-dessus, scellant les failles et recouvrant en discordance à la fois les blocs continentaux et la croûte océanique basaltique adjacente, se dispose un puissant prisme de sédiments marins silicoclastiques et carbonatés non déformés du Crétacé et du Cénozoïque.
- a) Déduire à quelles étapes du cycle de Wilson correspondent la séquence sédimentaire basale (« syn-rift ») et la séquence supérieure (« post-rift » ou « drift »), en justifiant quels changements du régime thermique et de l'état de contraintes expliquent cette transition.
- b) Un modèle géodynamique propose que dans les $30\ \text{Ma}$ à venir, cette marge passive se transforme en marge active par subduction spontanée. Discuter la viabilité mécanique de ce processus : quelles forces résistantes empêchent la rupture lithosphérique et dans quelle zone précise de la marge la plaque a-t-elle le plus de chances de se découpler pour initier une subduction ?
- c) Prévoir la séquence d'événements tectoniques, magmatiques et métamorphiques que subirait cette marge si une zone de subduction à vergence vers le continent s'installait avant la collision finale.
La largeur d'un océan et l'âge du plancher
À chaque instant, la dorsale ajoute de la croûte neuve de chaque côté de son axe. Plus on s'éloigne de la dorsale, plus le plancher est vieux : l'âge est proportionnel à la distance. La largeur d'un océan est donc la vitesse totale d'écartement multipliée par la durée.
Pourtant, aucun plancher océanique n'a plus de 180 à 200 Ma, alors que certains noyaux continentaux ont plus de 4 Ga. La lithosphère océanique, en vieillissant, se refroidit et devient plus dense que l'asthénosphère : elle finit par plonger en subduction et par être recyclée dans le manteau. La lithosphère continentale, plus légère, n'est pas recyclée et se conserve.
Les anomalies magnétiques du plancher le confirment : en se refroidissant à l'axe, le basalte enregistre l'orientation du champ magnétique terrestre, qui s'inverse de temps en temps. On observe donc des bandes d'anomalies parallèles à la dorsale et symétriques de part et d'autre : la preuve d'une expansion symétrique. Connaissant l'âge d'une bande et sa distance à l'axe, on en déduit la vitesse de demi-expansion (distance ÷ âge), par exemple $600\ \text{km}$ en $30\ \text{Ma}$ donne $2\ \text{cm/an}$ par flanc.
Quel âge maximal ont les roches du fond océanique actuel et pourquoi n'existe-t-il pas de fonds océaniques aussi anciens que les noyaux les plus vieux des continents ?
Quel âge maximal ont les roches du fond océanique actuel et pourquoi n'existe-t-il pas de fonds océaniques aussi anciens que les noyaux les plus vieux des continents ?
Un océan s'ouvre à raison de $3\ \text{cm/an}$ de chaque côté pendant $60\ \text{Ma}$. Calculer la largeur atteinte à la fin de cette période, exprimée en kilomètres, et…
Un océan s'ouvre à raison de $3\ \text{cm/an}$ de chaque côté pendant $60\ \text{Ma}$. Calculer la largeur atteinte à la fin de cette période, exprimée en kilomètres, et indiquer de quel océan actuel elle se rapprocherait.
On analyse deux sondages dans la croûte océanique de l'Atlantique nord le long d'un profil perpendiculaire à la dorsale médio-atlantique : Sondage A ($600\ \text{km}$ à…
On analyse deux sondages dans la croûte océanique de l'Atlantique nord le long d'un profil perpendiculaire à la dorsale médio-atlantique :
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Sondage A ($600\ \text{km}$ à l'ouest de l'axe) : croûte basaltique datée de $40\ \text{Ma}$, recouverte de $250\ \text{m}$ de sédiments pélagiques.
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Sondage B ($1\,800\ \text{km}$ à l'ouest de l'axe, près de la marge passive nord-américaine) : croûte basaltique datée de $150\ \text{Ma}$, recouverte de $3\,200\ \text{m}$ de sédiments.
Un élève affirme que, comme la croûte en B est presque quatre fois plus vieille qu'en A, le taux d'expansion du bassin a dû quadrupler au cours des $40\ \text{Ma}$ derniers.
- a) Évaluer de façon critique l'affirmation de l'élève en calculant et en comparant les taux moyens de demi-expansion dans les intervalles $0-40\ \text{Ma}$ et $40-150\ \text{Ma}$. La dynamique d'ouverture est-elle restée à peu près constante ?
- b) Justifier pourquoi l'épaisseur sédimentaire en B est plus de douze fois supérieure à celle de A (et non proportionnelle à l'âge seul), en la reliant à la subsidence thermique de la lithosphère océanique au fur et à mesure de sa maturation dans le cycle de Wilson.
- c) Dans la marge B, la lithosphère océanique est déjà plus dense que l'asthénosphère sous-jacente. Pourquoi ne subducte-t-elle pas spontanément et immédiatement ? Expliquer quel seuil mécanique doit être franchi pour passer à la phase de fermeture.
Un navire océanographique enregistre des anomalies magnétiques et des profils bathymétriques le long d'un transect de $900\ \text{km}$ depuis une dorsale océanique…
Un navire océanographique enregistre des anomalies magnétiques et des profils bathymétriques le long d'un transect de $900\ \text{km}$ depuis une dorsale océanique jusqu'au talus continental d'un bassin sans fosses océaniques. Les données révèlent :
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Le taux moyen de demi-expansion à la dorsale a été constant et égal à $1,5\ \text{cm/an}$.
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À $900\ \text{km}$ de l'axe, la lithosphère océanique a un âge calculé et une épaisseur thermique de $90\ \text{km}$, après s'être refroidie jusqu'à acquérir une densité supérieure à celle de l'asthénosphère sous-jacente.
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Le contact entre la croûte océanique et la croûte continentale ne présente ni sismicité ni déformation par cisaillement.
- a) Calculer l'âge de la croûte au contact et déduire à quelle étape du cycle de Wilson se trouve le bassin, en justifiant pourquoi l'absence de fosses ne contredit pas le fait que la lithosphère océanique soit déjà gravitairement instable.
- b) Supposer que des contraintes compressives intraplaques provoquent la rupture de la marge et le début de la subduction. Prévoir les changements successifs qui seront enregistrés dans la bathymétrie de la marge, dans le régime thermique et dans le style de déformation de la croûte continentale adjacente.
- c) Comment variera la vitesse nette de déplacement de la plaque océanique à partir du moment où l'extrémité lithosphérique froide pénétrera profondément dans l'asthénosphère ? Justifier en comparant les forces de poussée à la dorsale (« ridge push ») et de traction de la plaque (« slab pull »).
La fermeture d'un océan : la subduction
Un océan ne s'élargit pas indéfiniment. Avec le temps, la lithosphère océanique se refroidit et s'alourdit ; à un endroit, elle commence à plonger dans le manteau : c'est une subduction.
Quels deux types de limites entre plaques interviennent, respectivement, dans l'ouverture et dans la fermeture d'un océan au cours du cycle de Wilson ? Justifier la…
Quels deux types de limites entre plaques interviennent, respectivement, dans l'ouverture et dans la fermeture d'un océan au cours du cycle de Wilson ? Justifier la réponse.
L'océan Pacifique est le plus vaste de la planète et pourtant, on le considère comme un océan « en régression » dans le cycle de Wilson. Expliquer ce qui se passe sur…
L'océan Pacifique est le plus vaste de la planète et pourtant, on le considère comme un océan « en régression » dans le cycle de Wilson. Expliquer ce qui se passe sur ses bords et qui justifie cette affirmation.
Comparer deux secteurs convergents de la marge de l'océan Pacifique : Secteur A (fosse des Mariannes) : subduction de lithosphère océanique jurassique (…
Comparer deux secteurs convergents de la marge de l'océan Pacifique :
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Secteur A (fosse des Mariannes) : subduction de lithosphère océanique jurassique ($\approx 160\ \text{Ma}$) ; fosse proche de $11\,000\ \text{m}$ ; angle du plan de Benioff $>70^\circ$ ; sismicité de couplage modérée et bassin d'arrière-arc en extension active avec lithosphère océanique nouvelle.
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Secteur B (fosse du Chili central) : subduction de lithosphère océanique miocène ($\approx 20\ \text{Ma}$) ; fosse de $8\,000\ \text{m}$ ; angle de Benioff de $20^\circ-30^\circ$ ; mégaséismes de contact interplaque et orogène continental élevé en forte compression.
- a) Justifier comment l'âge et la densité thermique de la plaque qui subducte déterminent les différences d'angle du plan de Benioff, de profondeur de la fosse et de régime tectonique de l'arrière-arc entre les deux secteurs.
- b) Expliquer le mécanisme thermodynamique exact qui déclenche la fusion partielle dans le manteau supérieur sous l'arc insulaire des Mariannes, en réfutant l'idée erronée selon laquelle « le magma provient de la fusion par frottement de la croûte océanique qui subducte ».
- c) À partir du bilan entre la création de lithosphère aux dorsales pacifiques et sa destruction aux limites convergentes qui le bordent, justifier pourquoi le Pacifique illustre l'étape de fermeture (déclin) du cycle de Wilson et prévoir la réorganisation paléogéographique globale lorsque son bassin sera consommé.
La Méditerranée : un océan en fin de vie
Remarque : certains petits bassins de Méditerranée occidentale sont très jeunes (moins de 10 Ma). Ils se sont ouverts en arrière de la subduction par extension : la fermeture globale n'empêche pas des ouvertures locales.
La Méditerranée conserve une subduction active en Calabre et dans l'arc hellénique. Situer cette mer dans le cycle de Wilson et expliquer quelles observations permettent…
La Méditerranée conserve une subduction active en Calabre et dans l'arc hellénique. Situer cette mer dans le cycle de Wilson et expliquer quelles observations permettent de lui attribuer cette étape.
La mer Méditerranée est souvent classée dans le cycle de Wilson comme un bassin en phase de sénescence ou de régression terminale. Pourtant, les données géodynamiques…
La mer Méditerranée est souvent classée dans le cycle de Wilson comme un bassin en phase de sénescence ou de régression terminale. Pourtant, les données géodynamiques actuelles montrent une contradiction apparente :
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En Méditerranée orientale persistent des reliques de lithosphère océanique mésozoïque en cours de consommation dans la fosse hellénique.
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En Méditerranée occidentale (mer Tyrrhénienne et bassin algéro-provençal) existent de petits bassins à croûte océanique très jeune (moins de $10\ \text{Ma}$) et un amincissement lithosphérique actif.
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La convergence entre l'Afrique et l'Eurasie est très lente (à peine $4-5\ \text{mm/an}$ vers le NO).
- a) Résoudre le paradoxe apparent : comment l'ouverture de bassins océaniques d'arrière-arc peut-elle coexister avec un contexte global de fermeture et de convergence continentale ?
- b) Prévoir l'évolution géodynamique de la Méditerranée dans les $50\ \text{Ma}$ à venir : détailler ce qu'il adviendra des reliques océaniques, des bassins marginaux, et quel type d'orogène résultera de la collision finale entre le nord de l'Afrique et le sud de l'Europe.
- c) Quels types de roches et quelles structures tectoniques s'attendre à trouver dans le futur orogène comme témoins de l'ancien fond océanique et de l'actuel arc volcanique éolien ?
La collision continentale et la suture
Quand toute la lithosphère océanique a été consommée, les deux continents arrivent en contact. Ni l'un ni l'autre ne s'enfonce dans le manteau : leur croûte est trop légère. Ils se plissent, s'empilent par des chevauchements et forment une chaîne de montagnes (Alpes, Himalaya). La croûte épaissie s'enfonce aussi en profondeur sous la chaîne : c'est la racine crustale, où le Moho est beaucoup plus profond que sous un continent non déformé. La collision clôt la fermeture de l'océan ; l'ensemble, de l'ouverture à la formation de la chaîne, forme un cycle orogénique.
Dans une suture, on trouve donc des ophiolites (roches océaniques), des roches métamorphiques de haute pression et basse température (voir ci-dessous) et, de part et d'autre, deux séries sédimentaires continentales différentes. Ensemble, ces éléments prouvent qu'un océan a existé puis disparu.
Lorsque la subduction consomme entièrement le fond océanique qui sépare deux continents, quel événement met fin au cycle et quel type de relief se forme-t-il ? Donner un…
Lorsque la subduction consomme entièrement le fond océanique qui sépare deux continents, quel événement met fin au cycle et quel type de relief se forme-t-il ? Donner un exemple actuel.
Les ophiolites sont des fragments de croûte et de manteau océaniques incorporés aux chaînes de montagnes. Expliquer ce qu'elles sont, comment elles sont arrivées sur les…
Les ophiolites sont des fragments de croûte et de manteau océaniques incorporés aux chaînes de montagnes. Expliquer ce qu'elles sont, comment elles sont arrivées sur les continents (obduction) et ce qu'elles démontrent sur l'existence d'océans disparus.
Dans les sutures d'anciennes collisions, on décrit des mélanges, des ophiolites et des roches métamorphiques de haute pression. Expliquer ce qu'est une zone de suture et…
Dans les sutures d'anciennes collisions, on décrit des mélanges, des ophiolites et des roches métamorphiques de haute pression. Expliquer ce qu'est une zone de suture et pourquoi ces trois éléments révèlent un océan fermé.
Lire les cicatrices d'un océan disparu
Comment prouver qu'un océan a existé là où il n'y a plus que des montagnes ? Par trois types d'arguments : la nature des roches, leur métamorphisme et la disposition des séries sédimentaires.
La composition d'une ophiolite. Elle reproduit la lithosphère océanique de haut en bas.
Le métamorphisme de subduction. Dans une zone de subduction, la roche s'enfonce vite et reste froide : elle subit une pression élevée sans beaucoup chauffer. Les minéraux changent. Un basalte devient d'abord un schiste bleu, puis une éclogite (à grenat) à plus grande profondeur.
| Roche métamorphique | Conditions (ordre de grandeur) | Indication |
|---|---|---|
| Schiste bleu | haute pression, basse température | enfouissement de croûte océanique en subduction |
| Éclogite | haute pression (encore plus forte), température relativement basse | enfouissement profond de croûte océanique (gradient de subduction) |
Un tel gradient (haute pression, basse température) est la signature d'une subduction : les roches ont été enfouies vite et profondément sans beaucoup chauffer.
Ailleurs en France. La chaîne hercynienne (Massif central, Massif armoricain, Vosges) est un très vieux cycle orogénique, arasé : on y retrouve des ophiolites et des roches de haute pression, signes d'un océan disparu il y a plus de 300 Ma. Sur la carte géologique de la France au 1/10⁶ (soit 1/1 000 000), tu repères ces zones de roches très anciennes dans l'ouest et le centre, et les Alpes, plus jeunes, à l'est.
Une équipe de prospection géologique cartographie à l'intérieur d'une masse cratonique continentale une bande linéaire de plusieurs centaines de kilomètres où coexistent…
Une équipe de prospection géologique cartographie à l'intérieur d'une masse cratonique continentale une bande linéaire de plusieurs centaines de kilomètres où coexistent :
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Un alignement de péridotites serpentinisées, de gabbros lités et de laves en coussins encaissés dans des sédiments pélagiques déformés.
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Des schistes bleus et des éclogites à grenat qui marquent un métamorphisme de haute pression et basse température ($P > 1,5\ \text{GPa}$, $T < 450\ ^\circ\text{C}$).
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De part et d'autre de cette bande, des roches sédimentaires de plateforme continentale peu profonde avec des fossiles marins paléozoïques appartenant à des provinces biologiques complètement différentes et sans lien entre elles.
- a) Démontrer, en raisonnant à partir de chacune de ces trois observations, pourquoi cet alignement représente une zone de suture fossile correspondant à la fermeture complète d'un cycle de Wilson (comme dans l'Oural ou les Appalaches) et non une simple fracture intraplaque ou un rift continental naissant.
- b) Reconstituer la chronologie relative des processus tectoniques qui ont eu lieu dans cette région, en expliquant quelles données supplémentaires (par exemple, la position de restes d'un arc magmatique ou d'un prisme d'accrétion par rapport à la suture) permettraient d'établir la polarité initiale de la subduction, et en analysant le rôle de la flottabilité de la lithosphère dans l'achèvement de l'orogène.
Dans une coupe transversale des Alpes centrales et occidentales, on identifie trois grands ensembles tectoniques superposés sous forme de nappes de charriage : 1. À la…
Dans une coupe transversale des Alpes centrales et occidentales, on identifie trois grands ensembles tectoniques superposés sous forme de nappes de charriage :
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À la base, des écailles de croûte continentale européenne déformée avec un métamorphisme de pression intermédiaire.
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Chevauchant la croûte européenne, un complexe de schistes verts, de schistes bleus et d'éclogites avec des péridotites serpentinisées et des métaradiolarites.
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Au sommet, des chevauchements avec des roches continentales provenant du microcontinent d'Apulie (promontoire africain).
- a) Interpréter l'origine de l'ensemble intermédiaire : pourquoi coexistent des roches de faciès éclogitique (haute pression et basse température) avec des séquences d'affinité océanique, et quelle étape du cycle de Wilson documentent-elles ?
- b) Justifier pourquoi il n'existe actuellement pas de volcanisme de subduction actif dans la chaîne alpine (à la différence des Andes), en déduisant à quel moment exact du cycle de Wilson se trouvent aujourd'hui les Alpes.
- c) Sachant que la lithosphère océanique est dense et tend à s'enfoncer dans le manteau, expliquer par quel mécanisme physique des fragments de l'ancien fond marin de la Téthys ont pu atteindre plus de $3\,000\ \text{m}$ d'altitude dans la chaîne au lieu d'être entièrement subductés.
Sous une chaîne de collision récente de $4\,000\ \text{m}$ d'altitude moyenne, les profils de sismique réfraction situent la discontinuité de Mohorovičić à…
Sous une chaîne de collision récente de $4\,000\ \text{m}$ d'altitude moyenne, les profils de sismique réfraction situent la discontinuité de Mohorovičić à $65\ \text{km}$ de profondeur. Dans le craton adjacent non déformé, le Moho se trouve à $35\ \text{km}$ et le relief est au niveau de la mer. Considérer des densités moyennes constantes de $\rho_c = 2\,700\ \text{kg/m}^3$ pour la croûte et de $\rho_m = 3\,300\ \text{kg/m}^3$ pour le manteau lithosphérique.
- a) Appliquer le principe d'isostasie d'Airy pour vérifier si la chaîne est en équilibre isostatique. Calculer analytiquement quelle racine crustale ($r$) nécessiterait un relief de $4\,000\ \text{m}$ et comparer l'épaisseur crustale théorique totale avec celle observée par sismique.
- b) Pendant les $40\ \text{Ma}$ suivants, l'érosion enlève une épaisseur de roche superficielle de $3\,000\ \text{m}$. En considérant uniquement la réponse isostatique d'Airy à cette décharge, sans inclure le réajustement de l'excès de racine détecté à la première question, démontrer pourquoi la chaîne ne perdra pas $3\,000\ \text{m}$ d'altitude moyenne : calculer la valeur du rebond isostatique compensateur et l'altitude finale obtenue.
- c) Expliquer quelles conséquences pétrologiques et structurales ce processus a à très long terme sur la racine orogénique : quelles roches et quels faciès métamorphiques affleureront lorsque la chaîne sera réduite à une pénéplaine ?
Le cycle complet : des océans à différents âges
Un cycle de Wilson dure plusieurs centaines de millions d'années : on ne peut pas l'observer en entier. On le reconstitue en comparant des océans actuels à des étapes différentes, comme des photos de personnes d'âges différents. La paléogéographie reconstitue ainsi des périodes de réunion des continents (supercontinents comme la Pangée) et de fragmentation.
| Étape | Exemple actuel ou ancien |
|---|---|
| Rift continental | rift des Afars et rift est-africain |
| Océan étroit | mer Rouge |
| Océan mature | Atlantique (marges passives) |
| Subduction (océan qui se referme) | Pacifique |
| Océan résiduel | Méditerranée |
| Collision continentale | Himalaya, Alpes |
| Chaîne arasée | chaîne hercynienne (Massif central, Vosges), Oural |
Qu'est-ce que le cycle de Wilson ? Indiquer par quel processus géologique il commence et par quel événement il se termine.
Qu'est-ce que le cycle de Wilson ? Indiquer par quel processus géologique il commence et par quel événement il se termine.
La mer Rouge et l'océan Atlantique représentent des étapes différentes du cycle de Wilson. Indiquer lequel des deux se trouve à une étape plus précoce et justifier la…
La mer Rouge et l'océan Atlantique représentent des étapes différentes du cycle de Wilson. Indiquer lequel des deux se trouve à une étape plus précoce et justifier la réponse.
Les cinq vignettes du schéma (a–e) montrent, dans le désordre, cinq étapes du cycle de Wilson. Les classer chronologiquement, de l'ouverture d'un rift à la formation…
Les cinq vignettes du schéma (a–e) montrent, dans le désordre, cinq étapes du cycle de Wilson. Les classer chronologiquement, de l'ouverture d'un rift à la formation d'une chaîne de montagnes, et citer un exemple actuel de chaque étape.
Reviens au début : dans l'ordre, la mer Rouge (océan étroit), l'Atlantique (océan mature), la Méditerranée (océan en fermeture) et la chaîne hercynienne (cicatrice arasée après la collision).