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4e · SVT
La Terre dynamique · La dynamique de la géosphère

Les risques géologiques

Le 11 février 2019, la terre a tremblé près du Teil, en Ardèche : un séisme de magnitude $5{,}4$ seulement, mais très proche de la surface, qui a endommagé des centaines de maisons. Un séisme bien plus puissant en plein océan, loin de toute côte, passerait presque inaperçu. Pourquoi la force d'un séisme ne suffit-elle pas à prévoir ses dégâts ?

Aléa, vulnérabilité et risque

En 2010, un séisme de magnitude $7{,}0$ a détruit Haïti et fait plus de 200 000 morts. Quelques semaines plus tard, un séisme de magnitude $8{,}8$ (environ 500 fois plus d'énergie) a touché le Chili et fait environ 500 victimes. Le phénomène le moins puissant a causé la plus grande catastrophe : pourquoi ?

On distingue les risques internes (liés à l'énergie interne du globe : séismes, éruptions volcaniques, tsunamis d'origine sismique) et les risques externes (liés à l'atmosphère et à l'eau : inondations, glissements de terrain, chutes de blocs, avalanches).

Le risque géologique naît de la rencontre d'un aléa (séisme, ondes sismiques et sismogramme) et d'enjeux vulnérables (ville, habitants, bâtiments), ce qui donne des bâtiments endommagés. Aléa + Enjeux vulnérables = Risque le phénomène peut se produire personnes et biens, peu protégés dégâts et victimes
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Distinguer les risques géologiques internes et externes, et donner deux exemples de chaque type.

Distinguer les risques géologiques internes et externes, et donner deux exemples de chaque type.

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Qu'est-ce qu'une carte des risques géologiques ? Expliquer à quoi elle sert et donner un exemple de la façon dont elle peut être utilisée pour planifier l'extension…

Qu'est-ce qu'une carte des risques géologiques ? Expliquer à quoi elle sert et donner un exemple de la façon dont elle peut être utilisée pour planifier l'extension d'une ville.

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Le risque sismique : magnitude et intensité

Un séisme naît en profondeur, au foyer (ou hypocentre), le long d'une faille. Le point de la surface situé à la verticale du foyer est l'épicentre. Depuis le foyer, des ondes sismiques se propagent dans toutes les directions ; un sismomètre les enregistre sous forme d'un sismogramme.

Vue de dessus d'un séisme : autour de l'épicentre, des cercles concentriques indiquent une intensité forte près de l'épicentre, moyenne plus loin et faible très loin. épicentre intensité forte intensité moyenne intensité faible L'intensité diminue en s'éloignant de l'épicentre

L'intensité d'un lieu dépend de la magnitude, mais aussi de la profondeur du foyer (un foyer superficiel est plus dévastateur), de la distance à l'épicentre et de la nature du sol (les sols meubles amplifient les secousses).

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Observer le schéma d'un séisme, qui représente l'hypocentre (foyer), l'épicentre, les ondes sismiques et l'enregistrement d'un sismographe. À partir du schéma, expliquer…

Observer le schéma d'un séisme, qui représente l'hypocentre (foyer), l'épicentre, les ondes sismiques et l'enregistrement d'un sismographe. À partir du schéma, expliquer la différence entre la magnitude et l'intensité d'un séisme, et quelle échelle ou quel instrument sert à mesurer chacune.

Surface Ondes sismiques Hypocentre Épicentre Dégâts dans la zone touchée Sismogramme
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Deux séismes de même magnitude frappent deux régions différentes : dans l'une il y a à peine des dégâts, dans l'autre on compte des milliers de victimes. Expliquer quels…

Deux séismes de même magnitude frappent deux régions différentes : dans l'une il y a à peine des dégâts, dans l'autre on compte des milliers de victimes. Expliquer quels facteurs, en plus de la magnitude, déterminent les effets d'un séisme : aléa, vulnérabilité et exposition.

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Après une série de secousses dans une région traversée par une faille géologique active, un responsable local déclare : « Ce mois-ci, nous avons subi $100$ petits…

Après une série de secousses dans une région traversée par une faille géologique active, un responsable local déclare : « Ce mois-ci, nous avons subi $100$ petits séismes de magnitude $3$. C'est une bonne nouvelle, car la faille a libéré peu à peu l'énergie équivalente à un grand séisme de magnitude $6$, évitant ainsi une catastrophe plus grave. »

  1. a) Sur l'échelle de magnitude sismique, chaque augmentation de $1$ unité de magnitude multiplie l'énergie libérée environ par $31,6$ ($10^{1,5}$). Calculer combien de séismes de magnitude $3$ il faudrait en réalité pour égaler l'énergie libérée par un seul séisme de magnitude $6$, et combien pour un séisme de magnitude $7$.
  2. b) À partir des résultats numériques obtenus, réfuter les déclarations du responsable et justifier pourquoi la présence de petits séismes superficiels ne garantit en aucun cas que le risque d'un grand séisme se soit dissipé.
  3. c) Expliquer le lien entre l'accumulation d'énergie élastique sur les bords d'une faille bloquée (théorie du rebond élastique) et le potentiel destructeur d'un séisme de grande magnitude.
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Le risque volcanique

Les volcans sont surtout situés aux limites de plaques (dorsales, zones de subduction), avec une exception : les points chauds, comme celui qui a formé La Réunion (Piton de la Fournaise). La France compte des volcans actifs en outre-mer : la Soufrière (Guadeloupe), la montagne Pelée (Martinique), le Piton de la Fournaise.

Comparaison d'un volcan effusif, large, aux pentes douces et aux coulées de lave fluide, et d'un volcan explosif, haut et pentu, avec panache de cendres et de gaz, projections et nuée ardente ; chacun a sa chambre magmatique. les gaz s'échappent facilement coulée de lave projections nuée ardente panache de cendres et de gaz chambre magmatique effusif (lave fluide) explosif (cendres et gaz) type hawaïen type péléen

Contrairement aux séismes, les éruptions sont en partie prévisibles : avant une éruption, les observatoires volcanologiques détectent de petits séismes, un gonflement du volcan (mesuré par GPS) et des changements dans les gaz émis.

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Lors d'une éruption volcanique sont émis des coulées de lave, des cendres, des gaz et des écoulements pyroclastiques, et des lahars peuvent se former. Choisir trois de…

Lors d'une éruption volcanique sont émis des coulées de lave, des cendres, des gaz et des écoulements pyroclastiques, et des lahars peuvent se former. Choisir trois de ces produits et expliquer le type de dommage que chacun peut causer.

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Prévenir et gérer les risques

On ne peut pas empêcher un séisme ou une éruption, mais on peut limiter leurs conséquences.

Paysage avec un volcan surveillé par satellite et capteurs, une zone à risque laissée sans construction à côté de bâtiments parasismiques, et un groupe de personnes faisant un exercice d'évacuation vers une sortie fléchée. Surveiller Aménager Informer satellite capteurs zone à risque parasismique exercice d'évacuation

En France, plusieurs outils organisent cette gestion : le zonage sismique (cinq zones, de $1$ à $5$, la zone $5$ étant celle des Antilles), les normes parasismiques pour les constructions neuves, les plans de prévention des risques (PPR), le DICRIM (document d'information communal), le plan ORSEC pour les secours, le PPMS dans les établissements scolaires, le site Géorisques et l'alerte FR-Alert sur les téléphones.

Une carte des risques localise les zones exposées. Elle permet par exemple de décider où une commune peut construire (et où elle doit l'éviter) quand elle étend ses quartiers.

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Décrire trois mesures de prévention face au risque sismique qui peuvent être appliquées dans la construction de bâtiments en zones à risque.

Décrire trois mesures de prévention face au risque sismique qui peuvent être appliquées dans la construction de bâtiments en zones à risque.

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Comparer les données de ces deux événements sismiques réels : • Séisme A (Lorca, Espagne, 2011) : magnitude $M_w = 5,1$ ; profondeur de l'hypocentre = $1\ \text{km}$ ;…

Comparer les données de ces deux événements sismiques réels :

• Séisme A (Lorca, Espagne, 2011) : magnitude $M_w = 5,1$ ; profondeur de l'hypocentre = $1\ \text{km}$ ; distance épicentrale au centre urbain = $2,5\ \text{km}$ ; intensité maximale = VII-VIII (EMS) ; 9 morts et des centaines de bâtiments endommagés.

• Séisme B (mer d'Okhotsk, 2013) : magnitude $M_w = 8,3$ ; profondeur de l'hypocentre = $609\ \text{km}$ ; distance à la zone habitée la plus proche = $350\ \text{km}$ ; intensité maximale en surface = V (MMI) ; 0 mort et aucun dégât matériel.

  1. a) À partir de l'équation du risque sismique ($\text{Risque} = \text{Dangerosité} \times \text{Exposition} \times \text{Vulnérabilité}$), analyser quels facteurs précis ont rendu le séisme de Lorca dévastateur malgré sa magnitude modérée.
  2. b) Expliquer la différence conceptuelle entre la « magnitude » et l'« intensité » d'un séisme en s'appuyant sur les données des deux séismes pour illustrer la réponse.
  3. c) Concevoir deux mesures préventives (l'une structurelle, l'autre relevant de l'aménagement du territoire ou de l'éducation) permettant de réduire le risque sismique dans des communes aux caractéristiques similaires à celles de Lorca.
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Sur un versant surplombant une route, on analyse deux tronçons de même pente ($35^\circ$) après un épisode de pluies torrentielles de $120\ \text{l/m}^2$ : Tronçon 1 :…

Sur un versant surplombant une route, on analyse deux tronçons de même pente ($35^\circ$) après un épisode de pluies torrentielles de $120\ \text{l/m}^2$ :

  • Tronçon 1 : strates alternées de calcaires et de marnes avec un pendage de $30^\circ$ dans le sens de la pente du terrain, récemment déboisé.

  • Tronçon 2 : strates horizontales de grès compact recouvertes de forêt méditerranéenne autochtone.

  1. a) Justifier pourquoi le tronçon 1 a subi un glissement de terrain catastrophique alors que le tronçon 2 est resté stable, en analysant l'influence du pendage, de la lithologie et du couvert végétal.
  2. b) Pour stabiliser le tronçon 1, une entreprise propose de projeter une couche continue de béton sur la surface sans percer de tuyaux de drainage vers l'intérieur. Prévoir ce qui se produira lors de la prochaine tempête et justifier techniquement pourquoi cette mesure peut aggraver le risque.
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Pour les risques externes, comme les glissements de terrain, les mêmes idées s'appliquent : l'aléa dépend de la pente, de l'inclinaison des couches de roches, de la nature de la roche (marnes argileuses glissantes, grès compact) et du couvert végétal, dont les racines retiennent le sol.

Retour au début : un séisme puissant loin de tout enjeu a un risque faible, alors que celui du Teil, de magnitude modérée mais superficiel et proche d'habitations vulnérables, a causé de gros dégâts : le risque dépend de l'aléa et des enjeux vulnérables.

L'essentiel

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